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Algérie-Cameroun : Djamel Belmadi est-il raciste ?

Alors qu’il a été reconduit officiellement à la tête de l’équipe nationale d’Algérie, Djamel Belmadi en a profité pour en…

Alors qu’il a été reconduit officiellement à la tête de l’équipe nationale d’Algérie, Djamel Belmadi en a profité pour en remettre une couche sur Bakary Gassama, l’arbitre du barrage à la Coupe du monde 2022 perdu face au Cameroun.

On peut difficilement trouver les mots justes pour qualifier l’attitude du coach algérien Djamel Belmadi, qui n’a toujours pas digéré l’élimination de son pays pour la Coupe du monde. Qu’il soit frustré de la disqualification de son équipe pour le Mondial qatari, ça se comprend, mais de là à dire qu’il ne souhaite pas que l’arbitre gambien du match Bakary Gasama ne soit pas tué est incompréhensible ! Cet excellent arbitre a d’ailleurs été retenu pour officier en Coupe du monde 2022.

La pilule à toujours du mal à passer, au regard des propos tenus par le sélectionneur algérien Djamel Belmadi, quasiment un mois après la défaite essuyée à Blida face au Cameroun (1-2). Dans une interview accordée à la chaîne de télé de la Fédération algérienne de Football, l’ancien marseillais a lâché de violentes diatribes à l’endroit de l’arbitre central de ce fameux match. «A l’aéroport de Blida, je n’ai pas aimé le (Bakary Gassama) voir confortablement assis dans nos salons, à boire un café, à manger un millefeuille. Je l’ai croisé en Turquie et j’ai vidé mon sac », a raconté le patron des Fennecs.

Comme la plupart des Algériens, Belmadi estime que son équipe est systématiquement pénalisée par des erreurs d’arbitrages suffisamment suspectes  pour crier au complot. C’est dans cette lancée qu’il met la non-qualification de son pays pour le Mondial qatari sur le dos de Gassama. « Nous, quand on va en Afrique, nous n’avons pas de traitement de faveur. Lui, il a volé notre espoir. Je ne dis pas qu’il faut le tuer, mais il ne faut pas le laisser tranquille, c’est plus qu’un hagard !», a avancé l’entraîneur champion d’Afrique 2019. A titre de rappel à Djamel Belmadi, l’Algérie est un pays du continent africain !

A travers sa calamiteuse communication, qui frise le racisme, le coach algérien souhaite simplement que l’on retienne de ce match « les erreurs d’arbitrage ». Dans les faits, la réalité est tout autre. Sur l’action du but d’ouverture du score de Choupo-Moting, où, en mauvais pendant, les algériens trouvent que l’attaquant camerounais a bousculé le portier algérien, il se trouve que sur cette sortie hasardeuse RaÎs M’Bolhi s’est bien sur un de ses défenseurs qu’il se heurte. Que dire de la faute de main du défenseur Aïssa Mandi qui, en plongeant comme un gardien, a retiré de la main le tir de Martin Hongla à la 68ème minute ?

Sur ce match, les Algériens doivent s’en prendre à eux. Comment une équipe à 10 secondes d’une qualification pour la Coupe du monde peut aussi mal défendre sur une rentrée de touche ? L’absence totale de marquage dans la zone de vérité a permis à Ngadeu Ngadjui de dévier aisément le ballon de la tête. Que faisait le défenseur algérien sur son poteau ? Lui qui, en défendant comme un minime, a annulé toute éventualité de hors-jeu sur la reprise du plat du pied de Karl Toko Ekambi, le sauveur du Cameroun.

Avant de faire des sorties incroyables, Djamel Belmadi gagnerait à revoir ses copies, en commençant d’abord par à assumer en premier ses erreurs de coaching. Charaf-Eddine Amara, le président démissionnaire de la Fédération algérienne de football indiquait à ce propos que : « Rentrer dans le délire de tout mettre sur l’arbitrage, non merci! À chaque désignation d’arbitre nous lançons une polémique! C’est une confédération, nous allons nous mettre tous les arbitres sur le dos à force d’insulter le monde entier. Calmons-nous! Que des arbitres aiment l’Algérie ou qu’ils aiment un autre pays n’en fait pas un motif de récusation! Nous ne sommes pas seuls sur ce continent »

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