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Cameroun : enfermé au commissariat pour avoir réclamé sa carte nationale d’identité

Après avoir constaté que sa carte nationale n’est toujours pas disponible des années  après, il a saccagé le commissariat. Selon…

Après avoir constaté que sa carte nationale n’est toujours pas disponible des années  après, il a saccagé le commissariat.

Selon nos confrères de Cameroun24, le monsieur s’est rendu au commissariat lundi 10 octobre 2022 pour le retrait de sa carte nationale d’identité. Il s’est fait établir  cette pièce depuis quelques années. Mais comme pour d’autres milliers de Camerounais, sa carte n’a pas encore été délivrée. Après vérification, des fonctionnaires de police informent l’usager de la non-disponibilité de la carte, l’invitant à patienter davantage.

Face à cette réponse qui revient chaque fois, le monsieur a piqué la colère. Il s’est mis à saccager le commissariat dans la région de l’Ouest. Maîtrisé par la police en service au poste d’identification, il a été enfermé en cellule. Comme ce  monsieur, de nombreux autres citoyens camerounais vivent sans carte nationale d’identité. Des milliers de personnes n’ont qu’un vieux récépissé fatigué avec des inscriptions presqu’illisibles à cause de l’usure.

Les autorités compétentes semblent ne pas entendre leurs plaintes. La délégation générale à la sureté nationale a tendance à répondre à ces revendications en disant que des centaines de milliers de cartes nationales d’identité disponibles sont en souffrance dans des commissariats. Les titulaires ne partent pas les retirer.

Or, plusieurs autres usagers se rendent au commissariat chaque trois mois au  moins pour le retrait de la pièce. En l’absence de cette dernière, la sûreté nationale proroge sans cesse la date de péremption du récépissé. Par conséquent, des personnes passent deux à trois ans sans recevoir leurs cartes nationales d’identité.

Il y a quelques années, un citoyen a le mouvement « Je veux ma CNI ». Le but étant de mettre la pression sur les autorités compétentes. Mais, ce mouvement  a porté des fruits ephemères. La police a commencé à délivrer les cartes des personnes enregistrées plus tôt, oubliant toujours celles qui ont été les premières à souscrire à l’établissement de la carte nationale d’identité.

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