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Cameroun: L’ETA de Bafang ouvre un cycle de technicien supérieur

Elle recrute 40 étudiants sans limite d'âge sur concours pour un cycle des deux ans Le communique de presse n°…

Elle recrute 40 étudiants sans limite d’âge sur concours pour un cycle des deux ans

Le communique de presse n° 042/CRP/MINADER/SG/DEFACC/CPF du 15 Novembre 2011 a eu une importance capitale pour l’ETA de Bafang. Il lui donnait l’autorisation d’ouvrir un cycle de technicien supérieur en agriculture. C’est simplement l’application du précédent décret créant ledit cycle dans cet établissement. Faut-il rappeler que le candidat Paul Biya avait laissé entendre sa volonté de créer des milliers d’emplois en agriculture quand d’autres ont eu à parapher un document pour le développement rural. C’est le besoin criard en main d’ uvre qualifiée pour l’agriculture qui voit ainsi un début de solutions.

Sur les lieux, les travaux de construction des nouveaux bâtiments de l’école et des dortoirs avaient déjà mis la puce à l’oreille quant au prochain changement dans l’établissement. Les populations n’attendaient plus que cet avis de concours qui n’a pas de limite d’âge et donc abordable à tous pour se lancer à l’assaut d’une formation de deux ans, à condition minimale de disposer désormais d’un baccalauréat de l’enseignement général ou de son équivalent dans le système anglophone. Constitué de deux épreuves dont une de connaissances générales portant sur les problèmes de l’agriculture camerounaise de l’heure et de l’Anglais ou le Français selon qu’on soit d’expression anglaise ou française. Le concours en soi n’est pas un parcours du combattant. Tout en déboursant par an 150.000f CFA pour les non boursiers et 250.000f CFA pour les boursiers, 40 heureux élus iront d’ici peu se faire former dans cette noble école et reviendront rehausser l’état de l’agriculture de notre pays.

D’ailleurs, voici ce qu’en dit Le Ministre Clobert Tchatat dans son communiqué: Au terme des deux années de formation, les lauréats, titulaires du Brevet de Technicien Supérieur, devront prioritairement s’installer à leur propre compte dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage ou à défaut pourront prétendre à un emploi salarié auprès d’un tiers propriétaire d’une entreprise agricole ou pastorale de moyenne ou de grande importance. Jadis détesté par les Camerounais qui pensaient que l’on ne pouvait s’émanciper en allant au champ, le concours de l’ETA est aujourd’hui prisé par ceux-ci, crise économique et chômage obligent. Avec en fraîche mémoire le recrutement des 25.000 et les intégrations successives des IVC, personne n’ose plus négliger un concours organisé par l’Etat.

Une école pour améliorer les techniques d’agriculture
codea-france.org)/n