Le fournisseur de service internet haut débit par satellite, détenu par Elon Musk, négocie la relance de ses opérations avec les autorités, ceci après une première phase d’activité non autorisée, suspendue en avril 2024.
Une délégation de Starlink, de la société SpaceX, fondée par le milliardaire américain Elon Musk, a été reçue le 27 juin 2025 par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécoms. « J’ai accordé une audience à la délégation de Starlink venue dans le cadre de leur démarche d’établissement officiel au Cameroun, en vue de proposer des services d’accès internet par satellite à couverture nationale, » a-t-elle déclaré.
Cette relance revient donc après la suspension de 2024. « Il faut avoir une licence et nous leur avons donné les conditions pour le faire. Mais, il se trouve que comme le coût des forfaits d’Internet par satellite de Starlink est bas et que nous vivons le phénomène de la mondialisation, quelques Camerounais se sont procurés des équipements Starlink qui sont très faciles à manipuler. Il suffit d’avoir l’équipement Starlink, d’avoir un code, vous le branchez et vous êtes connecté. Avec tous les risques que cela comporte », martelait la ministre. Alors, de façon concrète, les inquiétudes du gouvernement camerounais étaient liées à la sécurité des données et des pratiques anticoncurrentielles.
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Risques sécuritaires
Des rapports récents révèlent que JNIM-Al-Qaeda, ISWAP et les factions rebelles Azawad utilisent activement cette technologie satellite dans la région sahélienne. Une situation qui peut être préoccupante pour le Cameroun quand on sait sa situation dans les zones frontalières au Nigéria, Tchad etc.
Par ailleurs, en février 2024, une enquête a révélé que Elon Musk certifiait les terroristes sur Twitter. Le rapport du Tech Transparency Project, une organisation à but non lucratif spécialisée dans le numérique, révélait que des chefs terroristes avaient reçu des badges de vérification payants et des fonctionnalités “Premium” sur le site.
