Comme souvent, le président tunisien aime jouer sur les symboles. Alors que son pays commémorait samedi 9 avril la fête dite des « martyrs » – en référence aux nationalistes tombés sous les balles françaises lors d’un soulèvement en 1938 –, Kaïs Saïed a décidé d’honorer avec eux d’autres victimes, celles de la révolution tunisienne qui débouche sur la chute de Ben Ali, en 2011.
C’est un dossier qui traîne depuis des années et que suit Hatem Nafti, politologue : « Le plus gros problème a été de définir la liste des martyrs et surtout des blessés de la révolution. Cela a pris beaucoup de temps, la liste définitive a été publiée en 2020. Il y a eu pas mal d’allers-retours et c’est ce qui explique que ça ait mis autant de temps. »