La société financière internationale sur le point d’augmenter son portefeuille au Cameroun

Cette institution de la Banque Mondiale s'intéresse surtout au secteur des infrastructures et de l'agro-industrie Extension de l'aéroport de Douala…

Cette institution de la Banque Mondiale s’intéresse surtout au secteur des infrastructures et de l’agro-industrie

Extension de l’aéroport de Douala
L’information est lâchée par vice-président régional de la Société financière internationale (SFI) pour l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes et l’Europe de l’Ouest ce 4 février, à Douala. Thierry Tanoh part d’un constat assez simple. Le montant de notre portefeuille au Cameroun est largement en deçà de nos attentes, reconnaît d’entrée de jeu l’Ivoirien. Pour lui, cette position n’honore pas son institution qui a vocation à s’imbriquer dans l’accompagnement des économies demandeuses, comme celle du Cameroun. Il faut donc agir. Et vite. La première thérapie est donc l’augmentation du portefeuille, pour permettre le financement rapide des projets. Notre souhait de développer de manière considérable ce portefeuille, et surtout de faire un peu plus que ce qu’on faisait par le passé, souligne Thierry Tanoh. C’est d’ailleurs l’objectif principal de son séjour qu’il a effectué au Cameroun les 3 et 4 février 2011, en compagnie de Yolande Duhem, la directrice de la SFI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce séjour a permis à ces hauts fonctionnaires du groupe BM d’examiner les contours des nouveaux partenariats, à travers des rencontres bien ciblées dans les villes de Yaoundé et Douala.

A Yaoundé, ils ont été reçus en audience par plusieurs personnalités et membres du gouvernement, parmi lesquels le Premier ministre, le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) et le ministre des Finances (MINFI). A Douala, ils ont surtout échangé avec plusieurs chefs d’entreprises privées et par ailleurs clientes de la SFI, avant de boucler leur agenda par une conférence de presse. Cette dernière articulation qui leur a permis de d’aborder en profondeur certains des projets que la SFI compte financer dans de prochains jours. Il s’agit de l’extension de l’aéroport international de Douala qui, d’après Thierry Tanoh pourrait bénéficier d’un lifting important qui devra permettre à coup sûr d’améliorer sa capacité, ainsi que la qualité de service. Quand un étranger arrive dans un pays, c’est l’aéroport qui s’offre à lui en premier. Or, l’aéroport de Douala ne reflète plus l’image du Cameroun, remarque Thierry Tanoh.

Energie et micro finance
Ce dernier pense d’ailleurs que le secteur privé devra être associé dans la gestion de cet espace de souveraineté, par souci d’efficacité. On ne préconise pas la privatisation des actifs de l’aéroport. Seulement, on souhaite que certaines activités soient confiées au secteur privé, nuance-t-il. La SFI est disposée à mettre de l’argent pour l’extension de deux autres aéroports. L’autre projet infrastructurel mentionné est celui de la construction d’une autoroute à péage entre le Sud et le Nord. L’autre secteur qui intéresse la SFI est celui de l’hôtellerie. Thierry Tanoh apprend que leur séjour leur a permis de nouer des contacts avec plusieurs propriétaires d’établissements hôteliers de Douala, en vue de leur extension future. L’agroalimentaire, l’énergie et la micro finance sont les autres secteurs dans lesquels la SFI compte s’investir plus. Les deux derniers constituent la priorité de 2011. Ce sont les secteurs clés. Notre priorité n°1 c’est de boucler les financements dans le secteur de l’énergie et mettre beaucoup plus de moyens à la disposition des Pme, soutient l’Ivoirien.

La SFI est la principale institution internationale de développement au service du secteur privé dans les pays en développement. Ainsi, elle crée des opportunités en apportant des financements pour aider à créer des emplois et à fournir des services essentiels, en mobilisant des capitaux auprès d’autres bailleurs de fonds, et en fournissant des services de conseil pour promouvoir un développement durable. Le cumul des engagements au 31 décembre 2010 au Cameroun s’est élevé à 235,7 milliards. Le portefeuille d’engagement est diversifié et regroupe les secteurs des hydrocarbures, des infrastructures, des industries manufacturières, ainsi que le secteur financier.

La SFI veut augmenter son portefeuille au Cameroun
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Trois axes d’intervention au Cameroun
La stratégie de la SFI au Cameroun s’articule autour de trois axes d’intervention. Il s’agit de la poursuite proactive d’investissements directs, l’appui aux Pme et l’engagement actif pour l’amélioration de l’environnement des affaires. L’appui aux PME se fait à travers le programme de développement du secteur du crédit-bail au Cameroun, l’utilisation d’une partie des fonds de l’emprunt obligataire pour le refinancement des banques locales orientées vers les PME, le programme d’assistance technique Africa MSME mené en partenariat avec Ecobank Cameroun, le partenariat avec Advans Cameroun pour la formation des PME de son portefeuille de microcrédits. A court terme, les perspectives de financement direct de projets en cours d’instruction pour l’année fiscale en cours, juillet 2010-juin 2011, dans le domaine des infrastructures sont la centrale à gaz de Kribi et la centrale de Yassa-Dibamba. Dans le secteur des industries manufacturières il y a le projet immobilier à usage mixte qui est en étude, ainsi qu’un projet d’hôtel 4 étoiles. Dans le secteur financier, il y a le projet Africa MSME avec une banque locale, afin d’accroitre l’offre de financement pour les PME camerounaises.

La SFI est la principale institution internationale de développement au service du secteur privé dans les pays en développement
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