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Le « petit vélo de Ravel » sur les routes camerounaises

Le coup d'envoi a été donné jeudi à Mutenguéné par l'ambassadrice de l'Unicef à Bruxelles en présence des autorités administratives…

Le coup d’envoi a été donné jeudi à Mutenguéné par l’ambassadrice de l’Unicef à Bruxelles en présence des autorités administratives

L’entrée du centre de formation de la police de Mutenguéné dans l’arrondissement de Tiko, région du Sud-Ouest s’est transformée le temps d’une matinée, en un starting-block. En effet, elle a servi de cadre au lancement du départ du petit vélo de Ravel jeudi dernier. En provenance de Douala, les vélos ont été assemblés à cet endroit, ainsi que le kick-off donné par Tatiana Sylva, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef en Belgique.

Mais bien avant, comme dans une sorte de téléréalité, l’animateur- producteur Adrien Joveneau a tenue à planter le décor. Présentation des vedettes, parole au Sous-préfet de Tiko au nom de l’Etat du Cameroun. Celui-ci a souhaité la bienvenue à la cinquantaine des participants. Les cyclistes ont alors pris la direction des flancs du Mont-Cameroun malgré le brouillard qui obstruait la silhouette pittoresque du char des dieux.

Tatiana Silva quant à elle, est allée en compagnie d’une forte équipe de l’Unicef-Cameroun prêter un peu de sa chaleur aux enfants et aux mères de Limbé. Pour ce faire, elle a entamé sa visite par l’hôpital de District de Bota à Limbé, non loin des berges de la mer. Ici, le comité d’accueil taillé sur mesure l’y attendait. Deux groupes de danse auprès desquels elle est allée prêter ses talents de danseuse au sons et rythme des tambours. Après, un bouquet de fleur lui a été remis en guise de bienvenue. Elle s’est faite ensuite expliquer le processus de vaccination dans cette formation sanitaire ou plus d’une cinquante de mères et leur bébé, ont fait le déplacement comme c’est le cas toutes les 2 fois de la semaine.

Ici en effet, pas moins de 50 mamans et leur progéniture suivent minutieusement leur programme de vaccination auquel il faut ajouter des conseils du personnel sanitaire. Grace à l’appui de l’Unicef, « le volet pédiatrie est celui qui marche le mieux et le plus » a confié Dr Takeng Emilienne, directrice de l’hôpital. Le personnel parle aussi, d’une « stratégie avancée » qui consiste à aller vers la cible où qu’elle se trouve. Ce qui peut à n’en point douté, justifier le fait qu’ici, le taux de couverture vaccinale oscille autour de 80% par an. La ville de Limbé compte 146 000 habitants, 30 542 constituent la cible prioritaire. L’on remarque aussi qu’à la pédiatrie qui reçoit en moyenne une vingtaine d’enfants par semaine pour une hospitalisation ne dépassant pas parfois 4 jours, la F+75 et la F100 sont les plus usitées ici.

Une délégation d’une quarantaine de cyclistes belges et camerounais ont entamé le RAVeL du bout du monde au Cameroun
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Les principales causes de consultation vont du paludisme à la diarrhée en passant par l’anémie, les infections respiratoires et les problèmes de peau. Il en est de même de l’hôpital de premier niveau à Buéa où la délégation conduite par l’ambassadrice s’est rendue. Très surprise et à la fois ravie, de toucher du doigt, le mécanisme de référencement des malades. Tenu par 13 femmes et situé au pied du Mont- Cameroun, ce centre connait des records appréciables. Il reçoit environ 100 personnes par mois et 2 jours après l’accouchement, la nouvelle mère peut regagner son domicile. Non sans être contente de savoir que dans cette aire de santé couvrant une population estimée à 35 000 personnes, 80% de sa population féminine accouchent à l’hôpital parce que selon Elise, mère d’une fille de 3 mois et demi, « l’équipe est très efficace ».

Tatiana Sylva à l’hôpital de district de Bota à Limbé
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