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Lettre ouverte de Flash Zacharie Ndiomo, Journaliste camerounais

Par Flash Zacharie Ndiomo, directeur de la publication "Le Zénith" Depuis la Prison Centrale de Yaoundé (Kondengui) À Mes confrères…

Par Flash Zacharie Ndiomo, directeur de la publication « Le Zénith »

Depuis la Prison Centrale de Yaoundé (Kondengui)
À Mes confrères de la Presse et à toute la Communauté internationale
À toute fin utile, afin que nul n’en ignore.

Je suis écroué depuis le 20 octobre dernier à la prison centrale de Yaoundé pour avoir fait publier dans le journal le Zénith, les biens mal acquis de sieur Ebang Mve Urbain Noel, par ailleurs Secrétaire Général du Ministère des Finances. Je tiens à préciser que cette publication puisait sa source dans une lettre de dénonciation avec photos à l’appui, adressée au président de la République, Son Excellence Paul Biya. En outre, avant ladite publication, je me suis rapproché dans le but de recouper ces informations auprès de celui que je considère comme étant un ami ; sur la question de son enrichissement sauvage et scandaleux. Monsieur Ebang Mve Urbain Noel a mal apprécié ma démarche, il s’est d’ailleurs confié à des tiers que j’étais le commanditaire de cette correspondance qui met au grand jour son fond de culotte.

C’est ainsi que suite à ces publications, j’ai été convoqué
et gardé pendant neuf jours à la Direction Régionale de la Police Judiciaire du Centre ; au Motif de Diffamation et Déclarations Mensongères. Quelques jours après, cette accusation s’est muée en Tentative d’Escroquerie et Menace Sous Conditions.

En toute conscience, je n’ai jamais demandé le moindre sous à Monsieur Ebang Mve Urbain Noel, encore moins, lui proféré les menaces.

Mon séjour a été difficile à la DRPJ ou un commissaire et un officier (les noms des concernés ont été enlevés par la rédaction de Journalducameroun.com, ndlr), m’ont soumis à tout genre de torture morale.

J’ai tenu à ce qu’il y’ait confrontation entre le plaignant et moi ; ils m’ont fait savoir que ce n’était pas important. Il en est de même à ce jour ou au tribunal d’Ekounou, on va de renvoi en renvoi et sieur Ebang mvé n’a daigné se présenter à la barre. Je n’en veux pas à mon juge, qui est une dame de c ur, et sans doute est embarrassée par la forte pression. Pour preuve, un de ses supérieurs hiérarchiques a fait savoir à mon épouse pinces aux dents, que le Sg/Minfi est son meilleur ami. Que pour être libéré, il faut que j’adresse une lettre d’excuse à ce dernier et que mon épouse et ma vielle maman aillent se prosterner devant le désormais dieu de la terre. Informée dans, son Mbam natal, elle a rétorqué qu’elle reste sereine et que ce n’est qu’à Dieu qu’elle doit le pardon.

Je le dis également du fond de ma cellule, que, je n’ai d’excuses à présenter à Mr Ebang Mvé. J’opte comme un soldat, s’il le faut, de mourir l’arme à la main. Emboitant le pas de mes confrères, j’ai toujours avec abnégation apporté ma modeste contribution aux idéaux du Président de la République notamment sa lutte acharnée contre la corruption et les détournements de deniers publics. Cependant, je suis d’autant indigné par l’indifférence de nos dirigeants depuis le dénouement de cette affaire ; et, sur ce, j’en appelle à la conscience du Ministre de la Communication de la bâcler si jamais, il m’arrivait quelque chose.

Lors de l’audience du 27 Novembre marquant le refus de m’accorder la liberté provisoire, l’on m’a fait savoir que j’étais un danger pour l’actuel Sg/Minfi. L’inquiétude de ce dernier tient lieu de ce que je détiendrai certains éléments de preuve relatifs à des publications dans certains journaux des articles contre ses frères du Sud, ses chefs hiérarchiques à l’instar de Pierre Titi, certains Secrétaires Généraux des Ministères, etc.

Conséquences, je resterai maintenu ici aussi longtemps que possible à défaut d’en ressortir dans un cercueil. Tout compte fait, toute chose a une fin ; il en est de même pour la vérité qui finit toujours par triompher.

Ce jour du 16/12/2014

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