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Liberté de la presse au Cameroun: Les journalistes parlent du sit-in organisé à Douala

C'était ce lundi, 03 mai à l'occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse…

C’était ce lundi, 03 mai à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse

Nous sommes en deuil
Je suis venu parce que la journée internationale de la presse se célèbre cette année dans un contexte trouble car il y’a quelques jours, l’un de nos confrères a perdu la vie dans des conditions assez particulières et qui de toute manière avait à voir avec sa pratique de journaliste. Nous sommes en deuil, d’autant plus ce journaliste, faisait son métier et je me sens interpellé, parce que je me rends compte que moi-même, de telles choses peuvent m’arriver et je dois en être conscient et rester vigilant. Ça fait longtemps que j’entends parler des pays où les journalistes sont emprisonnés, d’autres assassinés, et si mes souvenirs sont exacts, c’est la première fois qu’un journaliste au Cameroun meurt en prison et il faudrait que ce soit le premier et le dernier cas.

Stéphane Tchakam, journaliste au quotidien Le Jour
Journalducameroun.com)/n

Le journalisme est une force
Nous mettons ce 03 mai 2010 sous le signe d’un nouveau départ pour la corporation parce que cela intervient dans un contexte que tout le monde connaît et on est tout à fait d’accord avec la mobilisation des journalistes pour dire non à ce qui est arrivé au journaliste tant à la prison qu’à la DGSE. Il faut féliciter les journalistes d’avoir pris conscience de ce qu’ils constituent une force et pour ça qu’on s’est mobilisé.

Albert Le doux Yondjeu, rédacteur en chef de radio Equinoxe
Journalducameroun.com)/n

On veut nous faire changer de métier
Je suis venu à ce sit-in parce qu’il y’a un de nos confrères, qui est décédé dans des conditions troubles. On nous dit qu’il y’a une enquête qui est en cours, et pendant ce temps, les officiels annoncent que le monsieur était atteint du virus du sida, comme si être atteint du virus du sida signifiait que vous n’avez pas le droit d’être soigné. Moi, je pense qu’il y’a une nappe de plomb qui est entrain de vouloir s’abattre sur la presse camerounaise. On veut nous empêcher de parler, on veut nous faire changer de métier, qu’on nous dise qu’à partir d’aujourd’hui, on ne veut plus de journalistes dans ce pays et on change de métier. Des procès qui se multiplient, des journalistes en prison… Je pense que la démocratie doit pouvoir s’accompagner d’une liberté d’expression.

Thierry Ngogang, Directeur de l’information de STV2
Thierry Ngogang)/n

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