Maroua n’est pas encore prête pour abriter l’aéroport international

Des problèmes de sécurité déjà signalés et ceux liés à la réfection de la piste d'atterrissage L'aéroport national de Maroua-Salak,…

Des problèmes de sécurité déjà signalés et ceux liés à la réfection de la piste d’atterrissage

L’aéroport national de Maroua-Salak, devenu par un arrêté du ministre des Transports, signé le 16 avril 2014, aéroport international, n’est pas encore prêt à s’ouvrir au trafic intercontinental. De l’aveu de James Nche Ngwassairi, commandant dudit aéroport, interrogé dans les colonnes du quotidien gouvernemental ce 21 avril 2014, la piste d’atterrissage attend encore le début des travaux. Actuellement de 2100 mètres, elle doit être élargie pour atteindre 2850 à 3000 mètres. « Le budget a été arrêté et les travaux sont déjà programmés », explique James Nche Ngwassiri. Pour le commandant de l’aéroport de Maroua, il est également important de prendre en compte la question sécuritaire. « Il faut signaler un besoin du côté de la sécurité douanière et policière. Là, il faut non seulement un renfort en ressources humaines, mais aussi en matériel adéquat pour mieux contrôler le flux de sortie et d’entrée des vols qui va brusquement augmenter », a-t-il ajouté.

Selon les prévisions de James Nche Ngwassiri, il faudrait patienter « un à deux mois », pour voir le nouveau visage à l’aéroport international de Maroua. Des investissements y avaient déjà été réalisés dans cette perspective, avant l’arrêté du 16 avril dernier. Investissements qui ont permis d’acheter un camion de sécurité incendie « dernier cri » en 2013, des balises qui font varier l’intensité de la lumière à l’atterrissage de l’avion. De nombreux autres travaux doivent accompagner cette modernisation en vue.

La piste d’atterissage de l’aéroport de Maroua doit passer de 2100 à 3000 mètres.
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