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République centrafricaine: Entre impasse et enlisement

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE, Chroniqueur ,Polémiste Ça y est le pays s'enfonce au fur et à mesure et les signaux…

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE, Chroniqueur ,Polémiste

Ça y est le pays s’enfonce au fur et à mesure et les signaux d’un état en pleine déliquescence continuent de s’afficher en dépit de la nouvelle transition actée par l’élection de Mme Samba Panza. Qu’on se le dise, les Centrafricains ont de plus en plus un regard courroucé voire les nerfs à fleur de peau à l’endroit des autorités de la transition. Dans un premier, ils reprochent aux autorités de Bangui une gouvernance à coups de rustines qui ne rime guère avec l’orientation de la nouvelle transition. Dans un deuxième temps, ils constatent avec amertume que la Centrafrique contemporaine s’apparente à une République protocolaire où la présidente décide, le premier ministre exécute, les ministres appliquent et le Conseil National de Transition obtempère. Dans un troisième temps, ils s’interrogent vivement sur le raisonnement à coup de rabot du tandem Samba Panza et Nzapayeké qui risque d’alimenter la fracture sociale encore béante au point d’enrichir l’idée saugrenue de la partition du pays et d’envenimer la vindicte populaire.

Déjà à Bangui, personne ne cache son mécontentement, même le fleuve Oubangui fait entendre sa colère. Alors que les enturbannés sévissent encore dans plusieurs bourgades à quelques encablures de Kaga Bandoro et de Dekoa, la Présidente de la transition déclare à cor et à cri la guerre aux Anti Balakas comme si justice, réparation et réconciliation ne feront jamais bon ménage sous sa présidence protocolaire. Par ailleurs, si la France s’oppose encore sur la partition de la Centrafrique, il convient d’avouer que ce n’est pas pour garantir l’intégrité d’un territoire que les autorités centrafricaines ne sauront jamais préserver mais c’est pour éviter que les richesses naturelles du nord ne tombent entre les mains d’un conglomérat de voyous…Peut être que la France évite également que ces trublions ne s’emparent de l’uranium de Bakouma.

Pendant que toute la sommité mondiale s’active au chevet de la Centrafrique, les caractères s’entrechoquent en ce net moment dans le cabinet présidentiel, les volontés s’affrontent brutalement et l’on ne compte plus les charges, les pièges, les embûches, les rapports de force, les quolibets, les trépignements, les imprécations etc…Les faucons s’organisent et il semble que c’est le vieux briscard couturé des cicatrices politiques, habitué de tous les drames, familier des tempêtes, spécialiste du D.D.R qui, agite souvent une main putschiste dans un gant démocrate, dirige le peloton…Silence radio.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
camer.be)/n

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