Retour du Maroc à l’UA: Rabat dénonce un retard causé par Dlamini-Zuma

Le ministère marocain des Affaires étrangères vient de diffuser un communiqué accusant la présidente de la Commission de l'Union africaine…

Le ministère marocain des Affaires étrangères vient de diffuser un communiqué accusant la présidente de la Commission de l’Union africaine de mettre les bâtons dans les roues du royaume

Le torchon brûle entre l’Union africaine et le Maroc désireux d’intégrer l’organisation. Le ministère marocain des Affaires étrangères a diffusé, mercredi soir, un communiqué virulent accusant la présidente de la Commission de l’UA de mettre les bâtons dans les roues du royaume. Selon le communiqué, Nkosazana Dlamini-Zuma emploie des man uvres pour faire « obstruction » au retour du royaume au sein de l’organisation continentale.

La présidente de la Commission est accusée, dans ce communiqué, d’avoir retardé « de manière injustifiée », la diffusion de la demande d’adhésion marocaine au membre de l’UA. A la mi-juillet, le roi Mohammed VI a souhaité que son pays retourne au sein de l’organisation le plus rapidement possible. La demande officielle d’adhésion a donc été formulée en septembre.

Nkosazana Dlamini-Zuma « manque à son devoir de neutralité et ne respecte pas les règles de l’UA », estime Rabat. Le Maroc considère qu’il dispose, du plein soutien d’une grande majorité d’Etats membres. En effet, il a mené durant les derniers mois, une vaste offensive diplomatique dans ce but puisque le retour du Maroc à l’UA doit être validé par une majorité de deux tiers, soit 36 pays africains, sur les 54 que compte l’organisation.

Ce retour ravive une forme de guerre sourde entre l’Algérie et le Maroc sur la question du Sahara occidental. C’est d’ailleurs l’adhésion de la République sahraouie qui avait poussé Rabat à quitter l’organisation en 1984. Derrière les « man uvres » évoquées par Rabat, c’est encore une fois, l’Algérie qui est pointée de doigt. Elle aurait soufflé à Nkosazana Dlamini-Zuma, la nécessité de faire un « examen politique » de la demande marocaine avant de statuer sur la recevabilité.

Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’UA.
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