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Accord migratoire : les millions américains qui embarrassent Yaoundé

Révélée par le New York Times, une transaction de 30 millions de dollars entre Washington et Yaoundé alimente la controverse…

Révélée par le New York Times, une transaction de 30 millions de dollars entre Washington et Yaoundé alimente la controverse : le Cameroun a-t-il monnayé l’accueil de migrants expulsés par les États-Unis ?

Selon des informations relayées par VoxAfrica, s’appuyant sur une enquête du The New York Times, les États-Unis auraient versé près de 30 millions de dollars au Cameroun dans le cadre d’un accord discret portant sur l’accueil de migrants expulsés, sans lien de nationalité avec le pays.
Officiellement, ce financement, débloqué en janvier 2025, était destiné à renforcer les capacités d’accueil des réfugiés. Mais derrière cette justification, se dessine une tout autre réalité. L’opération s’inscrirait dans une politique plus large d’externalisation migratoire, attribuée à l’administration de Donald Trump, consistant à transférer hors du territoire américain la gestion de certains flux migratoires jugés indésirables.
Toujours d’après les éléments publiés, le président Paul Biya aurait, dans un premier temps, exprimé des réticences face à cet accord sensible, avant de finalement donner son feu vert. Une décision qui interroge, tant sur ses motivations que sur ses implications diplomatiques et éthiques.
Sur le terrain, la réalité est déjà tangible. L’ONG Human Rights Watch affirme qu’au moins 17 migrants, originaires de divers pays africains, ont été transférés vers le Cameroun. Aucun d’entre eux ne serait camerounais, ce qui renforce les critiques sur le rôle du pays dans ce dispositif.
Ces révélations ont déclenché une vague d’indignation au sein de l’opinion publique. L’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile dénoncent un accord opaque, conclu sans débat ni information préalable. Pour beaucoup, il s’agit d’une atteinte à la souveraineté nationale et d’un précédent inquiétant.
À ce jour, les autorités camerounaises observent un silence qui alimente davantage les spéculations. En l’absence de communication officielle, les zones d’ombre persistent, laissant l’opinion face à une question centrale : à quel prix un État peut-il accepter de devenir une terre d’accueil par procuration ?

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