Face à l’irrégularité croissante des saisons, les autorités affinent les repères pour sécuriser les semis dans les Hautes Savanes guinéennes.
Au Cameroun, les effets du changement climatique pèsent de plus en plus sur les activités agricoles. Dans la région de l’Adamaoua, où l’économie reste largement tributaire des pluies, l’enjeu est crucial. Pour mieux accompagner les producteurs, l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) a publié son bulletin saisonnier le 03 avril 2026 couvrant la période mars-avril-mai 2026, en lien avec le ministère de l’Agriculture.
Selon ces prévisions, l’installation des pluies se fera de manière progressive à travers la zone des Hautes Savanes guinéennes. Elle débuterait dès le début du mois d’avril dans le Mayo-Banyo et le sud-ouest du Djérem, avant de s’étendre entre le 7 et le 17 avril vers Ngaoundéré et une partie du Faro-et-Déo. Les localités du Mbéré, de l’est du Djérem et de la Vina devraient, quant à elles, attendre la seconde moitié du mois, tandis que certaines zones plus au nord ne verront les premières pluies s’installer qu’entre fin avril et début mai.
En conséquence, les autorités recommandent un démarrage échelonné des semis. Les premiers travaux agricoles pourraient débuter entre le 4 et le 11 avril dans les zones précoces, puis s’étendre progressivement jusqu’au début du mois de mai dans les secteurs plus tardifs.
À travers ces orientations, l’ONACC et le MINADER entendent réduire les risques liés aux aléas climatiques et améliorer les rendements, en invitant les agriculteurs à ajuster leurs pratiques au rythme désormais incertain des saisons.
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