C’est la révolte. Le COREC tire à boulets rouges sur le gouvernement et interpelle directement le Président. Grèves ignorées, salaires misérables, niveau scolaire en chute : les enseignants du Cameroun lancent une pétition nationale et exigent la signature immédiate du statut spécial.
Le vase a débordé. Le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun, COREC, sort du silence et frappe fort. Dans un communiqué explosif daté du 13 juillet 2026, le collectif lance une pétition nationale pour dire stop.
Leur cible ? Le Président de la République. Leur message ? « On en a marre ».
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
« Ce n’est un secret pour personne : les enseignants sont victimes de promesses non tenues », fustige le COREC. Ni le Gouvernement, ni le Chef de l’État n’auraient tenu leurs engagements malgré les grèves à répétition.
Bilan : un quotidien qui « ne fait que s’empirer » et des élèves qui paient le prix. Le niveau scolaire « ne fait que s’enfoncer ». Le symbole du naufrage : l’entrée en sixième est désormais à 5/20.
Le plus grave selon le COREC : l’exode. « Ce n’est plus un secret pour personne que tout enseignant ne rêve que de quitter le pays ».
Pour se faire entendre, le collectif appelle à une mobilisation massive. L’objectif est de forcer la signature et l’application « immédiate » du statut spécial de l’enseignant. Et exiger enfin la tenue du Forum National de l’Éducation, promis depuis 2019 puis 2025.
Un statut déjà déposé 2 fois au MINFOPRA : le 6 Octobre 2023 et le 2 Avril 2025. « Rien n’a bougé ».
18 syndicats signataires, du SNAES au SYDTEPNYS, se rangent derrière le Secrétaire Général Ngatchou Edouard Morgan.
Le COREC a lancé la pétition. La pression monte sur Yaoundé. L’école camerounaise tiendra-t-elle encore longtemps ?




