Politique



Les opérations de révisions des listes électorales vont s’achever le 31 août 2026 pour ne reprendre que le 02 janvier 2027. Les campagnes de sensibilisation s’accélèrent en vue d’inciter les citoyens à la traine de se rattraper.

 

Dans deux semaines, les services d’Elections Cameroon chargés d’effectuer des opérations de révision des listes électorales suspendent les activités d’enrôlement. La loi électorale prévoit la fin de ces opérations le 31 du mois d’août. L’enjeu est de relever le nombre d’électeurs déjà inscrits. Depuis le début des opérations en janvier dernier, au moins 150 000 nouveaux électeurs ont été enrôlés dont 40% sont des femmes. Les chiffres relevés en fin juillet 2026 présentent une augmentation par rapport à ceux du mois de mai qui indiquaient 107 412 nouveaux électeurs dont 71 941 étaient des jeunes de 20 à 35 ans.

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Cette progression est due d’une part à la mobilisation sur le terrain des équipes d’enrôlement d’Elecam ainsi qu’à la sensibilisation. L’organe en charge de l’organisation des élections mène une campagne de sensibilisation en vue d’inciter les potentiels électeurs indécis et qui traînent à s’inscrire sur les listes électorales. Menée avec le soutien des partenaires tels que ONU Femmes ainsi que des organisations de la société civile, elle vise à faire inscrire davantage de citoyens en âge de voter sur les listes électorales en insistant sur les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap. L’autre objectif est d’amener ces catégories sociales à s’intéresser davantage à la politique. L’inscription sur les listes donnant la possibilité de défendre les droits liés à la représentativité au sein des sphères de décision.

Le challenge pour tous les acteurs est de booster les inscriptions avant la fin de la période prévue dans deux semaines. Au-delà du 31 août qui marque la fin des opérations inscription, les prochaines échéances électorales constituent une autre source de motivation pour inciter les citoyens à se faire enrôler. Pour ce faire, les partis politiques aussi s’activent à convaincre les citoyens par divers arguments.

Ceux de l’opposition par exemple font savoir que les inscriptions massives permettront d’assurer un vote massif contre le parti au pouvoir. Un tel vote favorable à une majorité à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux sera l’opportunité attendue pour améliorer la gouvernance du pays en commençant par l’adoption des textes pour combler les vides juridiques existants. Les responsables du parti au pouvoir quant à eux sensibilisent en vue des inscriptions massives dans le but de conserver ses majorités au parlement et dans les conseils municipaux.

Au final, le but est d’avoir une fichier électoral national davantage fourni à la veille des élections législatives et municipales qui approchent. À la veille de l’élection présidentielle de 2025, les chiffres communiqués le 09 octobre 2025 par le directeur général des élections, Erik Essousse, faisaient état de 8 010 464 électeurs dont 34 411 membres de la diaspora.

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