250 simulations générées en 1 mois, à coût zéro. Le 17 août 2026, le MINESEC a présenté au Centre AIDL sa stratégie pour intégrer l’Intelligence Artificielle dans le secondaire dont le but est de rendre l’apprentissage interactif, pratique et accessible, même hors ligne. La ministre Pr Nalova Lyonga veut faire de l’IA un outil d’égalité des chances.
Le tableau noir cède la place au virtuel. Le Ministère des Enseignements Secondaires MINESEC vient d’opérer un virage numérique majeur en plaçant l’Intelligence Artificielle au cœur de la pédagogie. Lors d’une conférence publique stratégique tenue au Centre d’Enseignement à Distance par IA AIDL le 17 août 2026, la ministre Nalova Lyonga, entourée du Secrétaire Général Nkot Fabien et du SEESEN Bayaola Boniface, a lancé officiellement l’intégration des simulations générées par IA dans les établissements.
Le chiffre donne le ton. Selon M. Muluh Godson, Inspecteur Pédagogique National d’Informatique, le MINESEC a conçu plus de 250 simulations bilingues, gratuites et utilisables sans connexion internet en moins d’un mois. A titre de comparaison, l’Université du Colorado aurait dépensé 1,5 milliard de FCFA pour seulement 35 simulations. »Compatible avec différents équipements et prêt à l’emploi en classe », l’outil veut briser les barrières du coût et de l’infrastructure.
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Concrètement, l’IA permet ce que les laboratoires classiques ne peuvent pas. Des enseignants de Chimie, Biologie, Arts et Lettres, Techniques Industrielles ont démontré des expériences de combustion virtuelles, des laboratoires immersifs, et même des antibiogrammes impossibles à réaliser en toute sécurité dans une salle de classe. Chaque module est livré avec un guide explicatif.
Pour l’Inspecteur Général Adjaba Biwoli Jean Pierre, l’enjeu est clair : rendre l’apprentissage « plus interactif, pratique et accessible » et préparer les élèves à un monde numérique.
Mais attention à ne pas déshumaniser. En clôture, la ministre a mis en garde : l’IA doit rester un outil. Elle a insisté sur « la structuration, l’usage raisonné » et sur l’importance du « prompting ». Le message aux enseignants : former les élèves à être les créateurs, pas de simples consommateurs de technologie.
En misant sur l’IA, le MINESEC parie sur une école plus abordable, inclusive et équitable. Dans un pays où tous les lycées n’ont pas de labo, la simulation devient un formidable accélérateur d’égalité.
Le pari est lancé : démocratiser l’expérimentation scientifique grâce à l’intelligence artificielle.




