Les avocats de la défense invoquent des insuffisances majeures dans le dossier comme arguments pour soutenir l’acquittement de leur client.
Le dénouement de l’affaire liée à la mort donnée à bébé Mathis l’année dernière n’est pas encore connu. Le procès est encore en cours. Lors de la dernière audience au tribunal de grande instance du Mfoundi le 11 mars dernier, les avocats de la défense ont déroulé leur plaidoirie pour tenter d’obtenir une décision du tribunal favorable à leur client Dagobert Nwafo. Ils demandent l’acquittement pure et simple de leur client en s’appuyant sur d’importants manquements et insuffisances constatées dans le dossier d’instructions relatif à l’affaire.
Ces insuffisances sont de deux ordres : d’abord, elles sont relatives aux analyses de sang qui constituent une pièce versée au dossier de la procédure. Les avocats soutiennent qu’aucune expertise scientifique n’a permis d’établir avec certitude que les traces de sang appartiennent à Dagobert Nwafo. Ensuite, elles se rapportent à l’individu présenté comme ayant récupéré le poignard des mains de l’accusé après que ce dernier a commis le forfait. Mais, les avocats de la défense ont relevé que l’homme en question connu sous le nom de Messina n’a pas été entendu par le tribunal depuis le début de l’enquête alors qu’il pourrait jouer un rôle important dans le cours du procès.
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Ainsi, la partie défenderesse n’admet pas que l’accuse soit condamne au regard de ces manquements et plaide pour un dénouement heureux en sa faveur. A l’opposé, l’accusation continue de plaider pour la culpabilité et la condamnation de sieur Nwafo qu’elle tient comme le présumé ayant donné la mort à l’enfant. Le procès va se poursuivre et dans la suite, le tribunal finira par prendre une décision. Interpellé, placé en détention et poursuivi comme principal accusé après le meurtre du bébé Mathis, sieur Nwafo risque la peine de mort, sanction requise par le ministère public.



