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Amélioration du climat des affaires: L'heure des bilans

Les acteurs reconnaissent que malgré des efforts considérables, plusieurs axes d'amélioration restent à renforcer Une session bilan. C'est sous ce…

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Les acteurs reconnaissent que malgré des efforts considérables, plusieurs axes d’amélioration restent à renforcer

Une session bilan. C’est sous ce signe qu’a été placée la deuxième édition du Cameroon Business forum (CBF) dont les travaux se sont déroulés mercredi à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé sous la présidence de Philemon Yang, Premier ministre. Il était question de faire le point sur le niveau d’applications des recommandations du premier forum qui s’est déroulé en février 2010. Le Premier ministre dans son discours d’ouverture du CBF a relevé que des efforts louables ont été faits depuis février 2010. Pour Philemon Yang, « sur les 27 doléances formulées, 12 ont été exécutées, 07 sont en cours d’exécution et 08 n’ont pas pu être mises en uvre. » Le chef du gouvernement constate par ailleurs que, « les avancées significatives accomplies se rapportent essentiellement à la facilitation de la création des entreprises ». Une conclusion qui trouve l’adhésion des syndicats des patrons. Olivier Behle, le président du Groupement inter patronal (GICAM) a ainsi admis « qu’il y a lieu de s’accorder sur une relative satisfaction ». Les efforts déployés à différents niveaux par le gouvernement et les acteurs du secteur privé ont fait gagner cinq places au Cameroun dans le classement Doing Business 2010. Le pays est ainsi passé de la 173è à la 168è place. En marge du bilan 2010, il a aussi été question de l’examen de nouvelles orientations susceptibles d’améliorer le climat des affaires au Cameroun. Par ailleurs, le Premier ministre a reconnu qu’il y avait encore beaucoup de travail à réaliser pour faire du Cameroun une destination pertinente d’affaires. Le poids de la fiscalité reste énorme, il y a urgence à agir sur le secteur du commerce transfrontalier où le pays a régressé de six points. En outre, dans le classement de Doing Business, le Cameroun a perdu quatre points sur le transfert de propriété et trois pour l’obtention de prêts et un point dans la protection des investisseurs.

Accentuer les efforts en faveur des gros investisseurs
Le fil conducteur des travaux du CBF 2011 traduit la détermination des pouvoirs publics de permettre au secteur privé national et étranger de créer la richesse et les emplois sans coûts de transactions excessifs. Le gouvernement camerounais, s’y est une fois de plus engagé ce mercredi à Yaoundé. Mais pour les observateurs les vrais problèmes de l’environnement des affaires au Cameroun ne résident pas que dans les textes. Interrogé sur le sujet, Pius Ottou, professeur d’économie relève pour sa part qu’aucun cadre favorable ne peut exister dans une économie sans la liberté des juges. « Un des éléments essentiels dans les affaires est la sécurisation des actions des uns et des autres, laquelle sécurité est apportée par la justice. Tant qu’on n’est pas sûr d’avoir une justice équitable, quelque soit le cadre, les investisseurs ne seront pas intéressé à investir » a-t-il fait savoir dans le cadre d’un débat radiodiffusée. D’autres observateurs font remarquer que s’appuyer sur le classement Doing Business pour évaluer le niveau d’amélioration du cadre des affaires n’est pas optimal. Ce classement concerne en priorité les actions menées en faveur des petites et moyennes entreprises. Les gros investisseurs, générateurs de grandes plus values et de plus grand nombre d’emploi par unité, sont encore trop sceptiques. Au GICAM par exemple, on se plaint encore de ce que la charte des investissements ait été raccordée au code général des impôts, faisant perdre du même coup de nombreux avantages à l’investissement précédemment consenties.

La 2e édition du Cameroon Business forum était une session bilan
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