Dans sa dernière évaluation, le Fonds monétaire international pointe les failles structurelles du secteur bancaire au Cameroun, susceptibles de freiner le financement de l’économie et les ambitions de développement du pays.
Dans sa consultation annuelle publiée le 30 mars 2026, le Fonds monétaire international tire la sonnette d’alarme sur les fragilités du système bancaire camerounais. Si les perspectives macroéconomiques restent globalement orientées à la hausse, l’institution souligne un risque croissant : celui d’un secteur financier insuffisamment armé pour accompagner durablement la croissance.
Au cœur des préoccupations, la montée du risque souverain pèse sur les bilans bancaires, fortement exposés à la dette publique. Cette dépendance limite leur capacité à irriguer le secteur privé, pourtant essentiel à la diversification économique. À cela s’ajoute le rôle prépondérant des banques publiques, dont la gouvernance et la performance restent inégales.
Le FMI insiste également sur les retards dans la mise en œuvre des réformes en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Ces lacunes fragilisent la crédibilité du système financier et pourraient compliquer l’accès aux financements internationaux.
Pour Yaoundé, l’enjeu est de taille : sans assainissement du secteur bancaire et accélération des réformes, le pays risque de voir ses ambitions de croissance se heurter à un obstacle structurel majeur.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



