Après plusieurs années à la tête de l’administration de la Confédération africaine de football, Véron Mosengo-Omba a quitté ses fonctions, laissant derrière lui un bilan fait de réformes ambitieuses, mais aussi de tensions et de controverses. Retour en sept points sur un mandat qui n’a laissé personne indifférent.
Arrivé en 2021 au poste stratégique de secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba s’est rapidement imposé comme un acteur central de la transformation de l’instance panafricaine. Son premier chantier majeur a été la réforme administrative. Il a entrepris de moderniser la gestion interne, en introduisant des standards inspirés des meilleures pratiques internationales.
Deuxième fait marquant : la restructuration des compétitions interclubs. Sous son impulsion, la Ligue des champions et la Coupe de la CAF ont connu des ajustements visant à renforcer leur attractivité et leur crédibilité sur la scène mondiale.
Sur le plan financier, Mosengo-Omba a contribué à la revalorisation des primes de la Coupe d’Afrique des nations. Cette mesure a permis d’augmenter les revenus des fédérations et de renforcer l’intérêt pour la compétition phare du continent.
Autre point clé, son rôle de passerelle avec la Fédération internationale de football association. Fort de son expérience au sein de l’instance mondiale, il a facilité une coopération plus étroite entre la CAF et la FIFA, notamment dans les projets de développement.
Cependant, son mandat n’a pas été exempt de difficultés. Il a dû gérer plusieurs crises organisationnelles, entre reports de compétitions et contraintes logistiques, dans un contexte parfois instable.
Par ailleurs, des tensions internes ont progressivement émergé. Des critiques sur sa gouvernance et des désaccords avec certains membres du comité exécutif ont fragilisé sa position au fil du temps.
Enfin, les polémiques autour de certaines décisions stratégiques, notamment liées aux grandes compétitions à venir, ont contribué à installer un climat tendu au sein de l’organisation.
Au final, le passage de Véron Mosengo-Omba à la CAF restera celui d’un dirigeant réformateur, mais contesté, dont l’action aura profondément marqué l’institution, sans réussir à faire l’unanimité.
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