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Cameroun : accusé d’avoir participé à la préparation d’un coup d’Etat, Sani Mouhamadou dénonce des « accusations totalement fausses »

Le Haut-conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale comme il se présente annonce la saisine prochaine des juridictions…

Le Haut-conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale comme il se présente annonce la saisine prochaine des juridictions françaises à l’encontre du capitaine Effoudou, de Morgane Palmer et de JP Rémy Ngono.

 

Après la diffusion les 24 et 25 juillet derniers de l’interview que le capitaine Romuald Kenneth Effoudou a accordée à Fauteuil Tv dans l’émission Masterclass, une personnalité citée et accusée réagit. Sani Mouhamadou relève des « accusations d’une exceptionnelle gravité portées à son encontre ». D’après lui, le capitaine Effoudou avance des « accusations totalement fausses » portant gravement atteinte à son honneur, à sa réputation et à l’intégrité de son parcours professionnel.

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Sani Mouhamadou dans une communication revient sur les faits pour lesquels il fait l’objet d’accusation. D’après le capitaine Effoudou, ce dernier a été repéré aux encablures du palais de l’Unité disposant d’armes de guerre. Se faisant passer pour un chef de bataillon, un commandant de l’armée, il avait en sa possession de « faux documents ».

Pourtant il était légionnaire français du grade de sergent ayant effectué des missions dans le monde, en Irak et en Afghanistan en l’occurrence. Après un rapport du capitaine Effoudou au président de la République, il a été arrêté et placé en détention. Libéré à la demande du ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République, les armes de guerre qu’il possédait ont été saisies, rapporte la capitaine Effoudou.

Toutefois, Sani Mouhamadou déclare n’avoir jamais détenu clandestinement des armes de guerre. Il met en avant la contribution qu’il a apportée aux institutions camerounaises depuis 2013. Il s’agit de la participation à plusieurs réunions du Conseil national de sécurité, la proposition des cabinets internationaux chargés de faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire d’Eseka, mission qu’il a coordonnée ; la mise à disposition de son expertise à plusieurs institutions de l’Etat dont des ministères, la Direction générale de la recherche extérieure, le Bataillon d’Intervention Rapide.

Toujours d’après lui, des armes dont il disposait étaient destinées à sa protection personnelle. Il s’agit d’un Glock 19 de calibre 9mm et un fusil de type LUVO AR-15 de gamme civile chambré exclusivement en calibre 223 Remington. « Les photographies diffusées sur les réseaux sociaux entretiennent volontairement une confusion. Je considère avoir été confronté à une manipulation de preuves à laquelle un autre officier aurait participé », dénonce-t-il. Les éléments de preuve relayés sur les réseaux sociaux sont inexacts et ne reflètent pas la réalité des faits.

Ayant déjà fait l’objet d’une enquête administrative prescrite par le président de la République en 2020 pour ces accusations de détention d’armes de guerre sans qu’un élément concret n’ait été produit pour sa culpabilité, il a laissé l’affaire sans suite à la demande. Avec de nouvelles accusations, Sani Mouhamadou annonce l’introduction prochaine d’une plainte en diffamation publique. Ladite plainte vise le capitaine Romuald Kenneth Effoudou, Morgan Palmer l’interviewer. Il poursuivra aussi JP Rémy Ngono pour diffamation et cyberharcèlement.

Ses prétentions devant les juridictions sont ainsi la condamnation de ces trois hommes, la suppression des contenus ainsi que la réparation du préjudice. Le 06 août encore, c’est le colonel en deuxième section Didier Badjeck qui a donné une interview pour démentir des accusations du même capitaine Effoudou à propos d’une tentative de viol.

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