Le verdict du tribunal de grande instance du Mfoundi rendu le 18 mars 2026 au terme de l’audience sanctionne l’assassinat à coups de poignard de Mathys, un enfant de cinq.
Le tribunal de grande instance du Mfoundi a été sans pitié pour Dagobert Nwafo, qui était poursuivi après l’assassinat du petit Mathys Ouandji le 10 mai 2025 au quartier Ngoa Ekelle à Yaoundé après une altercation avec son père. Au terme de l’audience du 18 mars, le collège des juges présidé par Gertrude Ekassi a prononcé la sanction la plus lourde. L’accusé a été déclaré coupable. Il écope d’une peine de mort par fusillade. Il doit verser 500 millions de francs de dommages et intérêts à la famille de la victime et 25 millions de francs CFA au titre des dépens. Le verdict a suivi les réquisitions du ministère public qui au cours de la procédure a qualifié d’une rare gravité les faits et a requis la peine maximale à l’encontre de l’auteur.
La décision de justice n’arrange pas la défense de Dagobert Nwafo qui trouve que le tribunal a simplement suivi les réquisitions du procureur. Les avocats du condamné qui plaidaient pourtant pour l’acquittement de leur client estiment que les éléments rassemblés pour établir sa culpabilité souffraient des manquements. Par conséquent, ils ne comptent pas s’arrêter là pour attendre l’application de la peine. Ils entendent exploiter toutes les voies de recours qui s’offrent à eux. Dans cette perspective, ils annoncent en filigrane la saisine du juge d’appel.
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Après la condamnation à mort par fusillade, la question qui se pose est celle de l’application de cette peine. Dans une interview accordée à Equinoxe Tv, Me Valery Barrinui, conseil de la famille de Mathys, explique que si cette décision venait à être appliquée, le condamné sera transporté sur la place publique et les exécutants vont tirer des coups de feu pour supprimer sa vie. Cependant, dans la pratique, cette peine pourrait être commuée en prison à vie.




