C’était au cours de la cérémonie d’hommage au ‘’Martyr’’ national Anicet Ekane, cérémonie organisée en ligne le 15 mars 2026.
Le président du Front pour le salut national du Cameroun (FNSC) rend hommage à son compagnon Anicet Ekane décédé le 1er décembre 2025 en détention. Au cours d’une cérémonie organisée en ligne et ayant réuni divers intervenants en visioconférence, Issa Tchiroma Bakary, ancien candidat de l’Union pour le changement 2025 est intervenu pour rappeler le cheminement avec Anicet Ekane et insister sur l’héritage qu’il laisse.
En effet, depuis leur rapprochement dans le cadre de la coordination des partis d’opposition dans les années 1990, les deux combattants ne se sont plus séparés. Ils étaient parfois dans des bords divergents, parfois dans les mêmes bords. Et même lorsque Issa Tchiroma a fait son entrée au sein du gouvernement, les deux hommes politiques se rendaient visite et échangeaient. Le président du Manidem déclarait alors au président du FNSC qu’il ‘’était un des grands manipulateurs de l’histoire’’.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les liens se sont davantage resserrés lorsqu’à l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Anicet Ekane a eu l’idée de lancer le Groupe de Douala, puis l’Union pour le changement. Dans la quête d’un bon candidat pour porter les chances du changement, Anicet Ekane s’est rapproché de Tchiroma pour lui dire ‘’prépare-toi, je vais te confier la gouvernance du Cameroun’’. Ayant proposé les conditions de l’Union pour le changement, le candidat Tchiroma n’a »pas hésité un seul instant ». Il a accepté d’adapter le projet que les militants du FNSC ont conçu pour la présidentielle au programme de l’UPC 2025. La suite a conduit à positionner Issa Tchiroma à la tête de l’opposition camerounaise selon le classement officiel contesté.
Pour Tchiroma, ‘’Anicet Ekane n’est plus là physiquement, mais il demeure présent spirituellement’’. L’héritage qu’il laisse est le changement du Cameroun. Le même chantier se poursuit comme le mentionne Issa Tchiroma qui rassure qu’une équipe de personnes travaille pour que cela soit effectif. Dans le même sens, il relève que l’autre défi est de combattre la violence pour ne plus l’admettre et pour qu’une telle situation ne prospère pas au Cameroun.



