105 écoles fermées avant la rentrée 2026/2027. Le MINESEC a signé le 20 juillet 2026 la décision de fermeture d’établissements privés non conformes. Le Littoral paie le plus lourd tribut avec 52 fermetures, devant le Sud-Ouest 11 et le Nord-Ouest 5. Objectif affiché : assainir le secteur et garantir des cadres d’apprentissage sûrs et légaux.
Coup de balai dans l’enseignement secondaire privé. A quelques semaines de la rentrée, le Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) a décidé de fermer 105 établissements sur l’ensemble du territoire national.
La décision, signée par la ministre Pr Pauline Nalova Lyonga, vise les écoles qui ne respectent pas la loi. Deux cas de figure : des structures qui fonctionnent sans autorisation et d’autres qui ne remplissent pas les normes minimales d’infrastructures.
La répartition régionale est sans appel. Le Littoral concentre à lui seul 52 fermetures. Vient ensuite le Sud-Ouest avec 11 écoles, toutes situées dans le département du Fako. Le Nord-Ouest enregistre 5 fermetures.
A l’inverse, trois régions échappent à la mesure : Est, Nord et Extrême-Nord n’ont aucun établissement concerné.
Pour le MINESEC, il n’est pas question de céder à la pression du nombre au détriment de la qualité. « Cette mesure vise à garantir que les élèves étudient dans des environnements d’apprentissage dûment autorisés et sûrs », précise le ministère.
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Au-delà de la sanction, le gouvernement veut responsabiliser. Les parents sont directement interpellés : vérifier le statut légal d’un établissement avant d’y inscrire un enfant pour la nouvelle année scolaire 2026/2027.
Cette opération d’assainissement intervient dans un contexte où le privé occupe une place grandissante dans l’offre éducative. Mais avec elle, prolifèrent aussi des écoles « boutiques », sans salles de classe adaptées, sans enseignants qualifiés, et parfois sans agrément.
En fermant 105 portes, le MINESEC en rouvre d’autres : celles de la crédibilité et de la sécurité. Le message est clair. Au Cameroun, ouvrir une école ne s’improvise plus.
Reste à voir si la mesure sera suivie d’un accompagnement pour les milliers d’élèves impactés afin d’éviter une déscolarisation massive à la rentrée.




