Les lauréates ont reçu leurs attestations de participation et de nombreux lots au cours de la cérémonie de clôture organisée le 21 mars 2026 par l’association Arche d’Elijah au Bun’s Hôtel à Yaoundé.
L’émotion est à son comble ce samedi après-midi lorsque le nom de la major de la promotion retentit dans la salle. Mais l’ambiance semble paradoxale. L’assistance pousse un tonnerre d’applaudissements et des cris de joie. Nature Divine Ngoung, jeune fille de 18 ans, fond plutôt en larmes. Elle n’en revient pas. Au bout de deux semaines de formation intense, dans le domaine du journalisme et des médias, elle est classée première. La plus performante de la cohorte de mars au milieu de neuf autres dames, des journalistes pour la plupart.
Dans son témoignage, il apparait qu’elle ne peut contenir une joie débordante. Elle a perdu le poids durant la formation. Ne sachant pas au début qu’elle allait arriver. Mais au bout du camp de formation, elle en sort heureuse avec des connaissances et du savoir-faire pour développer son projet éditorial. Elle gagne des lots. L’Association Arche d’Elijah, coordinatrice du programme Rise Up Women, par l’intermédiaire du groupe Canal+, lui offre un kit pour se lancer dans le mobile journalisme. Il se compose d’un ordinateur portable, d’un Iphone, d’un trépied, d’un kit micro, d’un dispositif d’éclairage.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Aussi, Gael Epuli web journaliste et l’une des formatrices lui offre une prime de 100 mille FCFA. Boris Landry Kouekam, directeur de publication du journal l’Étudiant et formateur annonce la parution imminente de la major à la une de son quotidien. Les autres neuf lauréates reçoivent aussi des lots avec sourire aux lèvres.
Toutes ont reçu une formation intense de plusieurs jours. Elles ont été formées sur trois plans complémentaires : les fondamentaux du journalisme (écriture journalistique, la narration, le mobile journalisme, les formats de journaux, le storytelling, le branding personnel) ; la viabilité économique de leurs projets (les modèles économiques et de rentabilité, la structuration de leurs projets, la création et la gestion de leurs entreprises). En plus, elles ont bénéficié d’un accompagnement humain centré sur le développement personnel, la psychothérapie, le droit du travail.

Le but étant de renforcer leurs compétences et les aider à mieux structurer leurs projets, dynamiser l’espace médiatique du Cameroun en s’inspirant des modèles comme leur marraine Eva Mballa. PDG de Season Media, elle a accepté d’être la marraine de cette cohorte parce qu’il faut »transmettre, encourager les jeunes femmes qui n’ont pas choisi la facilité mais de gagner leur vie de manière décente, à se former, s’éduquer et être des femmes responsables dans leurs vies courantes ». D’après elle, ce camp »est un début de carrière pour ces femmes, une volonté de changement de vie. On ne peut qu’accompagner une telle initiative noble’’, déclare-t-elle.
Le camp de formation placé sous le thème »entreprendre dans le domaine des médias et du journalisme’’ est porté par l’association Arche d’Elijah. C’est une association apolitique de droit camerounais née en mars 2021. Elle œuvre pour l’autonomisation des femmes à travers des programmes de formation, de mentorat, de sensibilisation et d’accompagnement. Depuis 2025 elle porte le programme Rise Up Women qui vise à former les femmes de 18 à 35 ans afin de leur permettre de se construire, de se positionner et surtout d’agir au sein de la société.

Depuis juillet 2025, elle a déjà formé une centaine de femmes dans les domaines de l’entreprenariat et des finances, des métiers de la beauté, communication digitale, industrie culturelle et créative. Elle bénéficie de l’appui des partenaires comme Canal+, Afriland First Bank, Bun’s Hôtel, Light Media…
Pour l’association, l’initiative vise à »booster les compétences de ces jeunes femmes afin qu’elles soient plus compétitives sur le marché du travail et qu’elles puissent mettre en place des projets à forte valeur ajoutée. Au-delà d’acquérir des compétences techniques, ces femmes sont bénéficiaires d’un processus de transformation qui les amène à relever le défi de se lancer, celui de rêver, de mettre tout en place pour réaliser ces rêves’’, déclare Gaëlle Stella Onana Oyono, présidente de l’association.
Après le camp de mars, l’association Arche d’Elijah, envisage, à travers le programme Rise Up Women, de former 150 femmes en situation de vulnérabilité au cours du mois de juillet 2026 dans la ville de Yaoundé. Elle est déjà à la recherche des structures qui peuvent l’accompagner.




