Le gouverneur de la région, Bernard Okalia Bilai a révélé le chiffre au terme de la visite effectuée dans certains établissements scolaires de son territoire de commandement.
Au premier jour de l’année scolaire 2026/ 2027 dans la région du Sud-Ouest, l’un des deux régions de la zone anglophone en crise, le gouverneur de la région livre la copie de l’effectivité de la rentrée scolaire. D’après le patron de la région administrative, Bernard Okalia Bilai, la rentrée est effective dans sa région. Une visite effectuée dans des établissements publics et dans des établissements confessionnels en zone urbaine et en zone semi-urbaine, montre que des classes ‘’sont bondées d’élèves’’ à certains endroits.
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Au secondaire, 7 873 élèves ont répondu présents lundi, contre 7 025 à la rentrée scolaire 2025, soit une progression de 10 à 12% des effectifs à la rentrée scolaire. À l’éducation de base, 3 000 élèves ont effectivement repris les classes le 07 septembre dans la région, a indiqué le gouverneur dans une interview diffusée sur la chaîne de radio publique Crtv ce mardi matin.
Ce taux de présence en classe des élèves dans la région est consécutif à la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative de la région. Avant la rentrée, les acteurs de cette communauté ont multiplié des réunions préparatoires auxquelles ont pris part des autorités administratives, des enseignants, des parents, les municipalités. La priorité étant que tous les petits Camerounais de cette région aient droit au même traitement en ce qui concerne l’accès à l’éducation. Et la volonté étant que « les enfants dans la région du Sud-Ouest aient les mêmes privilèges, les mêmes degrés de connaissance, les mêmes facilités d’accès à l’école », a indiqué le patron de la région.
Dans son intervention, Bernard Okalia Bilai reconnaît que la mobilisation dans les villes comme Buea, Limbe, Mamfe, est plus importante que dans les arrondissements et les villages. Cependant, bien que les autorités rassurent de l’effectivité de la rentrée scolaire, il est indéniable que l’écart entre la présence (12%) et l’absence (88%) reste énorme. L’éducation demeure ainsi une préoccupation majeure dans la région du Sud-Ouest et dans celle du Nord-Ouest. Du fait de la crise et des exactions commises sur les écoles, les élèves, les enseignants ainsi que sur les parents, la communauté éducative a connu une forte démobilisation.
Les mots d’ordre des séparatistes appelant au boycott de la rentrée ainsi qu’à la fermeture des établissements scolaires pèsent sur l’environnement socio-éducatif. D’après les chiffres de l’ONU, environ 2 000 écoles ont été fermées et plus de 223 000 enfants ont été privés d’apprentissage dans ces régions. Malgré la gravité de la situation, les autorités locales se réjouissent néanmoins de l’évolution vers le retour à la normale.




