Trois accidents de la circulation dont deux graves ont ôté la vie à au moins 24 Camerounais sur les axes reliant les villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam depuis le 14 août 2026.
Plus de 20 Camerounais ont perdu la vie sur des axes routiers entre le 14 et le 23 août 2026 dans des accidents de la circulation. Le dernier remonte au 23 août 2026 sur la Nationale n° 3 (Yaoundé-Douala), à Sikoum près de Logbadjeck dans la Sanaga-Maritime. Aux environs de 6h du matin, une collision frontale entre un bus de transport en commun et un camion benne transportant du gravier fait sept morts et 10 blessés.
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Le drame se produit deux jours après la mort d’une autre personne au cours d’un accident de la circulation vendredi dernier à l’échangeur d’Obala. Un camion benne venant d’Obala percute le terre-plein central, projette un morceau de béton sur la voie inverse lequel renverse un véhicule de tourisme transportant cinq passagers. Cette perte en vie humaine vient augmenter le chiffre retenu une semaine avant au plus profond de l’horreur.
Lors d’un autre accident de la circulation survenu à Nomale, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, tronçon Ndikinimeki-Bafia. 16 personnes ont rendu l’âme et une quarantaine d’autres blessées après qu’un bus a percuté de plein fouet l’arrière d’un camion chargé de bois et stationné en pleine chaussée. Tenant compte des différents événements tragiques, ce sont au total 24 morts et plus de cinquante blessés enregistrés en moins de deux semaines.
Les différents accidents se produisent à une période sensible, à quelques semaines de la rentrée scolaire. Période d’intense trafic lié aux déplacements massifs des personnes entre les villes et campagnes. Entre autres causes, figurent l’excès de vitesse, le mauvais dépassement et le stationnement abusif. Un élément commun aux trois accidents est l’implication d’un camion. Pour deux sur trois des accidents, il y a implication d’un véhicule assurant le transport interurbain de personnes. Les causes vont au-delà des personnes et des véhicules et peuvent concerner les routes.
Au moment où des enquêtes ouvertes sont en cours, la Fondation Camerounaise des consommateurs dénonce fermement l’insécurité routière structurelle et pointe du doigt l’état des routes. « Toutes nos routes nationales sont des voies étriquées de moins de 8 mètres de largeur, dépourvues de séparation centrale physique, où le moindre écart se transforme en choc frontal mortel », peut-on lire dans une communication du Focaco. L’organisation interpelle les pouvoirs publics en faisant remarquer que « les simples appels à la prudence ne suffisent plus » à l’approche de la rentrée scolaire et en raison de la densification du trafic.
Cependant, la série de drames survient alors que le ministère des Transports mène depuis juin dernier une campagne spéciale de prévention routière. Intensifiée depuis le 17 août dernier avec l’opération d’enlèvement de véhicules mal stationnés sur les routes, ladite campagne ne semble néanmoins pas produire des résultats permettant de stopper la saignée sur les axes routiers. Des efforts et actions supplémentaires s’imposent pour mettre au point mort l’hécatombe sur les routes camerounaises.



