Suite aux changements opérés à la tête des deux chambres du Parlement camerounais, l’opinion attend la formation du nouveau gouvernement qui va mettre en œuvre le projet du septennat en cours. Mais quelques obstacles pourraient justifier la longue attente.
Des réformes annoncées par le président de la République au lendemain de sa réélection à la tête de l’État n’ont pas encore pris corps cinq mois plus tard. Le nouveau gouvernement évoqué lors du discours d’investiture, annoncé lors de la traditionnelle adresse à la nation du 31 décembre et réitéré le 10 février 2026 reste aussi attendu. Le rendez-vous donné en termes de jours, bien que n’ayant pas été précisé par le chef de l’État remonte déjà à quelques mois, sans que la raison du blocage soit présentée.
Au départ, les clivages potentiels au sommet de l’État étaient invoqués comme le principal obstacle faisant barrière à la constitution du nouveau gouvernement. L’idée faisait ressortir la présence de deux camps antagonistes qui semblaient se neutraliser en immobilisant le projet dans les coulisses. D’après cette position, l’un n’admettait pas que ses membres soient demis et l’autre non plus.
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Par la suite, même si cet aspect reste évoqué, le débat intensif s’oriente de plus en plus vers une mise en œuvre progressive des réformes annoncées. Une progression néanmoins à vitesse lente. A cet effet, avant de parvenir à la nomination des nouveaux membres du gouvernement, un travail serait nécessaire en amont. Il aura restructuré l’appareil gouvernemental avant de désigner des personnalités aux différents postes.
Les prévisions des coulisses rattachent les changements profonds de l’appareil gouvernemental aux réformes institutionnelles générales. Lesquelles pourront toucher en même temps la présidence de la République où la création d’un poste de vice-président serait dans les projections. Et le découpage administratif qui pourra être à l’origine de la création de nouvelles unités administratives. De ce fait, dans la pluralité d’intentions, les projets se bousculent.
Certaines de ces évolutions institutionnelles annoncées dans le pipe ne peuvent se réaliser qu’en procédant à la réforme des textes, en particulier, la Constitution. Ainsi, le changement qui insuffle un nouveau vent à l’Assemblée nationale et au Sénat se présente comme un signe annonciateur d’une série d’importants autres changements qui vont passer par le parlement. La session parlementaire qui entame sa phase décisive, celle de la réception des projets et propositions de lois, serait porteuse des déterminants de la réforme tant attendue.



