Le Directeur général du Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé durcit le ton contre toute forme de discrimination et d’organisation fondée sur l’appartenance identitaire au sein de l’établissement.
Dans une décision rendue publique le 16 mars 2026, la direction du Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé marque un tournant clair en matière de cohésion interne et d’éthique professionnelle. Désormais, toute activité associative ou tout regroupement reposant sur des critères tribaux, ethniques, religieux, linguistiques ou politiques est strictement proscrit au sein de l’institution.
Par cette mesure, l’administration entend préserver un environnement de travail fondé sur l’égalité, le respect mutuel et la neutralité. L’hôpital, espace de soins et de service public, ne saurait tolérer des dynamiques susceptibles de fragmenter le personnel ou d’altérer la qualité de la prise en charge des patients.
Le texte insiste également sur la responsabilité individuelle de chaque agent. Tout comportement discriminatoire envers un malade, un collègue ou un usager, motivé par une appartenance identitaire, est qualifié de faute professionnelle grave. De tels agissements exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à une saisine du Conseil de discipline ou des instances ordinales compétentes.
Entrée en vigueur dès sa signature, cette décision sera largement diffusée au sein de l’établissement. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’éthique hospitalière et de garantir un cadre inclusif, à la hauteur des missions du CHU de Yaoundé.
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