Alors que le juge d’instruction près le tribunal militaire de Bafoussam a ordonné la mise en liberté sous caution de 12 détenus, Annie Tchoko de United4Cameroon alerte sur le mauvais état des détenus de la prison de Foumban.
Interpellées et incarcérés dans le cadre de la crise post-électorale d’octobre 2025 au Cameroun, 12 personnes ont recouvré la liberté à Bafoussam le 05 mars 2026. Inculpés au départ pour « Immigration clandestine, insurrection en coaction, rébellion en groupe en coction, attroupement en coaction, pillage en bande en coaction et défaut de CNI », une seule infraction a été retenue contre eux au final : la « non-dénonciation » d’insurrection. L’infraction étant qualifiée de délit, le juge n’a pas trouvé d’éléments pouvant s’opposer à leur libération. Mais, ils devront comparaitre libre.
En dehors d’eux, d’autres détenus arrêtés dans le cadre de la même crise, 17 au total, dont un Nigerian et un Tchadien restent en détention pendant que la procédure judiciaire suit son cours. Ils sont poursuivis pour « révolution et attroupement, pillage en bande et dégradation de biens publics, non-dénonciation, défaut de carte nationale d’identité ». Pour eux, comme pour d’autres détenus pour les causes similaires, des voix s’élèvent pour continuer à demander leur libération.
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Annie Tchoko, militante des droits humains de l’organisation de la société civile United4Cameroon, alerte avec insistance sur la situation précaire des « détenus politiques » incarcérés à la prison de Foumban dans le cadre de la crise post-électorale. D’après elle, « des jeunes de moins de 25 ans sont en train de mourir en ce moment à la prison de Foumban : aucun soin de santé, on ne leur permet même pas d’aller se soigner. Des gens sont malades. Ils n’ont même pas droit à aller se soigner. On vole même leurs médicaments », alerte-t-elle en interpellant les Camerounais qui se taisent face à cette situation attendant que le pire arrive pour réagir.
Répondant à son interpellation, l’UPC-Manidem enchaine en appelant à la libération des « prisonniers politiques ». La formation politique exprime sa solidarité en réitérant qu’elle ne cessera de demander la libération de tous les prisonniers politiques sur l’entendue du territoire national.



