Opinions



L’homme politique Cabral Libii a fait une sortie suite au décret du Préfet du Mfoundi.

Dans l’hypothèse où le document portant la signature du Préfet du Mfoundi n’est pas un fake, il me paraît absolument nécessaire de dénoncer cette frappante et inadmissible dérive autoritaire.

Ni la loi de 1990 relative au maintien de l’ordre, ni le décret de 2008 fixant les attributions des chefs des circonscriptions administratives que nous publions ci-joints, ne donnent au Préfet le pouvoir d’interdiction de séjour temporaire à un citoyen dans un département du Cameroun. Ce pouvoir n’existe pas même en cas d’état d’urgence.
Il s’agit donc là d’une atteinte grave à la constitution du Cameroun qui dès le préambule consacre pour tout citoyen la liberté d’aller et venir et le droit de jouir d’une vie de famille normale.
Il s’agit également là d’une atteinte grave à tous les engagements internationaux du Cameroun consacrant la liberté d’expression et d’opinion.
Par ailleurs, l’infraction d’outrage vis-à-vis de certaines autorités publiques figure déjà dans le code pénal.
Nous prions le Préfet du Mfoundi, dans l’hypothèse où il ne s’agit pas d’un fake, de rapporter cet acte qui traduit une régression démocratique historique. Les Préfets ne retirent pas les titres de sejour aux nationaux au Cameroun.

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