Selon l’économiste de l’éducation Olivier Ze Nchoutnsu, les dépenses consacrées au service de la dette dépasseront largement les budgets cumulés des principaux ministères chargés de la formation et de l’encadrement des jeunes au Cameroun.
Dans un contexte économique marqué par de fortes contraintes budgétaires, la question de la dette publique continue d’alimenter le débat au Cameroun. Selon l’économiste de l’éducation Olivier Ze Nchoutnsu, les projections budgétaires pour l’année 2026 révèlent un déséquilibre préoccupant entre le remboursement de la dette et les investissements dans le capital humain.
D’après ses analyses, le Cameroun consacrera environ 2 423 milliards de francs CFA au service de la dette, incluant le remboursement du principal et le paiement des intérêts. Dans le même temps, les budgets cumulés des ministères en charge de l’éducation, de la formation et de la jeunesse notamment l’Éducation de base, les Enseignements secondaires, l’Enseignement supérieur, l’Emploi et la Formation professionnelle, la Recherche scientifique et la Jeunesse atteignent environ 1 170 milliards de francs CFA.
« Le Cameroun paiera 2,07 fois plus pour rembourser sa dette que pour former, éduquer et préparer son capital humain », souligne l’économiste.
Cette situation intervient alors que le pays fait face à des défis économiques persistants, notamment la pression de la dette, les besoins croissants en infrastructures et la nécessité d’investir davantage dans l’éducation et l’emploi des jeunes. Pour de nombreux analystes, la question de l’équilibre entre obligations financières et investissement dans le capital humain demeure un enjeu central pour le développement à long terme du Cameroun.
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