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Eau et Énergie : Yaoundé veut s’inspirer du modèle égyptien

Le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie a reçu l’ambassadeur d’Égypte à Yaoundé. Les deux pays ouvrent des pistes…

Le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie a reçu l’ambassadeur d’Égypte à Yaoundé. Les deux pays ouvrent des pistes pour renforcer leur coopération au bénéfice de l’amélioration de l’offre en eau et en énergie au Cameroun.

 

Le Cameroun cherche la recette égyptienne. En panne de production électrique et d’accès à l’eau en zone rurale, Yaoundé lorgne sur l’expertise du Caire. Ce jeudi 10 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu l’ambassadeur Karim Sherif, ministre assistant égyptien chargé des Affaires africaines. Accompagné de The Arab Contractors, le géant qui vient de livrer la méga-centrale Julius Nyerere en Tanzanie (2 115 MW, inaugurée le 22 août).

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Les échanges avec l’Egypte ne sont pas anodins. Le Caire a réussi là où Yaoundé peine : produire en masse, diversifier (solaire, gaz, hydro) et surtout, dessaler l’eau de mer et construire des barrages collinaires pour le monde rural. Face à lui, Eloundou Essomba rappelle les priorités pour le Cameroun. Copier le solaire égyptien dans le Grand Nord. Maroua et Guider tournent déjà avec Scatec.

Mais 3 autres centrales sont nécessaires. L’Égypte maîtrise le solaire à grande échelle dans le désert. Sauver Lagdo et connecter le pays. Le projet d’interconnexion RIS-RIN (Sud-Nord) est bloqué sans une réhabilitation de Lagdo. Pourtant les Égyptiens ont l’expertise pour débloquer la situation. Pour répondre aux besoins en zone rurale, le ministre annonce des barrages collinaires dès fin 2026. C’est le cœur de métier égyptien en irrigation. Même le stratégique barrage de Kikot pourrait voir une entreprise égyptienne parmi les constructeurs. La partie égyptienne l’a confirmé à l’audience.

Le discours officiel parle de « coopération Sud-Sud » et de « solutions africaines ». En réalité, c’est un appel à l’aide technique : « Nous devons bâtir une Afrique qui dispose de ses propres ressources », a lancé Karim Sherif.

Mais les Egyptiens fixent une condition. Celle de recevoir du Cameroun des projets matures et non des idées. Et surtout, ils proposent ce qui manque chez d’autres : former des techniciens camerounais pour entretenir eux-mêmes les centrales.

La prochaine étape est la participation à un forum d’affaires au Caire d’ici fin 2026. Le Cameroun devra y arriver avec des dossiers solides, pas juste des discours.

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