À l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil électoral le 25 mars 2026, son président a dressé un cap clair : renforcer les acquis de 2025, corriger les failles et préparer des scrutins crédibles, tout en évoquant un possible réaménagement du calendrier électoral.
Réuni en session à Yaoundé, le Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) a placé l’année 2026 sous le signe de la rigueur et de l’adaptation. Dans son discours d’ouverture, le président du Conseil électoral a insisté sur l’importance stratégique de cette période charnière du cycle électoral.
« L’année 2026 est décisive », a-t-il affirmé, rappelant que l’institution doit « consolider les acquis, corriger les insuffisances et préparer avec rigueur les prochaines échéances », notamment les élections municipales et législatives. Dans un contexte marqué par l’examen en cours de certaines dispositions législatives, il a également évoqué un possible ajustement du calendrier électoral. « Toute modification éventuelle sera effectuée dans le respect des textes en vigueur », a-t-il assuré, soulignant l’exigence de transparence et de fiabilité.
Sur le plan opérationnel, Elecam entend capitaliser sur les leçons des scrutins précédents pour améliorer l’organisation, renforcer la formation du personnel électoral et stimuler la participation citoyenne. Les premières tendances d’inscription sur les listes électorales témoignent d’une dynamique encourageante, avec 69 844 nouveaux électeurs enregistrés, portant le total à plus de 8 millions. Une progression que le président attribue à « la confiance renouvelée des citoyens ».
Cette mobilisation devra toutefois être amplifiée, en particulier auprès des jeunes, des femmes et des groupes vulnérables. Le président a salué « l’engagement constant des équipes opérationnelles » ainsi que la collaboration des partis politiques, de la société civile et des autorités traditionnelles.
Par ailleurs, Elecam renforce ses partenariats internationaux avec les Nations unies, l’Organisation internationale de la Francophonie, le Commonwealth et l’Union africaine. Ces coopérations visent à aligner les pratiques nationales sur les standards internationaux et à consolider la crédibilité du processus électoral. Le projet d’assistance électorale 2025-2027, dont la mise en œuvre affiche un niveau d’exécution jugé satisfaisant, constitue à cet égard un levier majeur.
En conclusion, le président du Conseil électoral s’est voulu résolument optimiste : « Notre devoir est clair : garantir des élections crédibles, promouvoir la paix sociale et contribuer au rayonnement démocratique de notre pays ». Un engagement qui, selon lui, doit guider l’ensemble des acteurs dans une année annoncée comme celle de la consolidation et de l’innovation.
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