En quatre ans, les revenus tirés du gaz naturel liquéfié ont presque été divisés par deux, traduisant un essoufflement durable de cette source clé de devises.
Les recettes d’exportation du gaz naturel liquéfié (GNL) du Cameroun confirment leur tendance baissière. En 2025, elles se sont établies à 350,2 milliards de FCFA, en recul de 8,1 % sur un an, selon le dernier rapport sur le commerce extérieur de l’Institut national de la statistique. Ce niveau constitue le plus bas enregistré depuis 2022.
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Au-delà de la seule évolution annuelle, les données mettent en lumière un repli continu des revenus sur les quatre dernières années. Après un pic de 622 milliards de FCFA en 2022, les recettes ont chuté à 421 milliards en 2023, puis à 381 milliards en 2024, avant de s’éroder davantage en 2025. En l’espace de trois ans, le pays a ainsi perdu près de la moitié de ses recettes issues du GNL.
Cette contraction s’inscrit dans un contexte international marqué par la volatilité des prix de l’énergie et un rééquilibrage de l’offre mondiale. Elle soulève également des interrogations sur la capacité du Cameroun à maintenir la compétitivité de sa filière gazière, alors que les hydrocarbures restent un pilier des exportations nationales.




