Le recul des achats de céréales et la baisse des recettes à l’export traduisent une recomposition progressive des échanges extérieurs.
D’après l’Institut National de la Statistique, en 2025, les importations de céréales se contractent nettement, à 466,9 milliards de FCFA, soit une baisse de 14,1% sur un an. Elles représentent désormais 8,9% des dépenses totales d’importation, confirmant un infléchissement amorcé depuis 2024.
Dans le détail, le riz domine toujours la structure des achats extérieurs, avec une facture de 268,7 milliards de FCFA (5,1% des importations), en recul de 15,6%. Le froment de blé et le méteil suivent, pour 187,8 milliards de FCFA, soit 3,6% du total, en baisse de 12,3%. Le maïs reste marginal, avec 10,3 milliards de FCFA, représentant à peine 0,2% des importations.
Cette dynamique baissière pourrait refléter les premiers effets des politiques d’import-substitution alimentaire portées par la SND30, visant à réduire la dépendance extérieure.
Parallèlement, les recettes d’exportation marquent le pas. Elles s’établissent à 3 084,0 milliards de FCFA en 2025, en repli de 5,2%, après une progression de 8,8% en 2024. Depuis 2022, leur évolution irrégulière illustre la vulnérabilité des performances commerciales aux fluctuations des marchés internationaux.
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