Dans un communiqué publié à Paris le 25 février 2026, l’Union des Camerounais de l’Étranger (UCE) annonce un tournant radical.
Tout discours de haine tribale émanant de Camerounais résidant en France fera désormais l’objet d’un signalement systématique au procureur de la République peut-on lire sur le communiqué publié le 25 février 2026 par l’Union des Camerounais de l’Etranger.« Assez d’impunité. La liberté d’expression ne saurait être un permis de détruire. » Par ces mots, l’Union des Camerounais de l’Étranger (UCE) hausse le ton face à la montée des discours ethno-communautaires sur les réseaux sociaux. L’organisation dit observer « avec une vive inquiétude » la prolifération d’appels à la haine, d’insultes à caractère tribal et, dans certains cas, d’incitations explicites à la violence.
Selon l’UCE, ces dérives, parfois proférées sous anonymat mais aussi à visage découvert, « instrumentalisent l’histoire et les douleurs du Cameroun » et fragilisent la cohésion de la diaspora. L’organisation estime que ces comportements ternissent l’image du pays et mettent en péril le vivre-ensemble au sein des communautés établies à l’étranger.
Rappelant que la législation française réprime strictement la provocation à la haine, à la discrimination et les menaces fondées sur l’origine ou l’appartenance ethnique, l’UCE annonce « un changement de paradigme radical ».
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Désormais, tout signalement jugé fondé sera transmis aux autorités judiciaires compétentes via un dépôt auprès du procureur territorialement compétent. « Nous ne laisserons plus passer. Les “professionnels de la haine” doivent comprendre que l’écran n’est plus un bouclier », prévient le communiqué.
L’organisation lance un appel aux victimes et témoins, invités à conserver les preuves (captures d’écran, horodatage) et à se rapprocher de ses services pour être accompagnés dans les démarches. Elle interpelle également les influenceurs et administrateurs de groupes en ligne : « La haine n’est pas une opinion, c’est un délit. »
« Le temps de l’impunité des tribalistes numériques est révolu. Le silence tue, la loi protège », conclut l’UCE, affirmant que « l’Unité est notre combat ».




