Une décision du ministre des Sports et de l’Éducation physique fixe la mission et l’organisation de cette instance provisoire mise en place pour gérer la crise.
La Fédération camerounaise de boxe dispose d’un comité de normalisation à la faveur d’une décision du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. L’organe mis en place en temps de crise et de division au sein de ladite fédération vient constituer une fondation pour le retour à la paix et au bon sens dans la gestion du noble art au Cameroun. Il est créé en accord avec les orientations du comité de normalisation de l’African Boxing Confederation, précise le ministre. Le texte créant et organisant ce comité lui donne six mois pour régler les affaires qui se présentent comme sources du mal-être de la fédération camerounaise de boxe.
Le comité de normalisation a reçu le pouvoir « de gérer les affaires courantes de la Fecaboxe » au moment où le comité exécutif de ladite fédération ne bénéficie pas de crédibilité. La situation nécessitant une reprise en main, le comité va aussi définir un cadre de dialogue entre les principaux acteurs, le but étant de mettre sur pied un processus électoral inclusif et consensuel. L’autre mission attribuée à ce comité est de doter la Fecaboxe d’un exécutif fédéral légitime par voie d’élections. Pour ce faire, le ministre met l’accent sur « le strict respect de l’équité, de la transparence et l’inclusion ». Au terme de sa mission, le comité devra produire un rapport.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
En attendant la mise en place d’un exécutif fédéral, le comité va agir au nom et pour le compte de l’exécutif de la fédération. La décision le créant lui donne mandat de se substituer à celui-ci pour administrer, interagir avec les instances faitières mondiales et les partenaires techniques et financiers. Par sa décision, le ministre chargé des sports entame une opération visant à traiter le mal qui ronge la gestion de la boxe et restaurer la crédibilité de l’instance faitière nationale.



