Des titulaires de doctorat PhD sans emploi s’indignent contre l’insouciance, le laxisme des élites de la région du Nord qui selon eux ne défendent pas les intérêts de la région au cours des processus de recrutement des assistants.
Des jeunes de la région du Nord constitués en collectif des docteurs PhD indignés et sans emploi dénoncent « l’insouciance », « l’indifférence » de l’ensemble des élites de la région. D’après eux, les députés, sénateurs, autorités traditionnelles, municipales et communales de la région restent silencieux alors que « la région du Nord est systématiquement reléguée au second plan lors des différentes phases de recrutement des assistants à l’université de Garoua ».
Ces jeunes expriment leur « amertume » à leurs aînés pour leur faire comprendre que les postes ouverts à l’université de Garoua sont en majorité pourvus au profit d’autres candidats que ceux de la région. Ils prennent pour exemple la dernière vague de recrutement spécial dans les universités de Bertoua, Ebolowa et Garoua. Recrutement au terme duquel les régions de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord ont « damé le pion à la région du Nord » en obtenant plus de postes à l’université de Garoua. Pourtant, ils soutiennent que les fils et filles du Nord sont « qualifiés, compétents et légitimes à occuper ces postes d’assistants ».
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Par conséquent, ils ne semblent pas comprendre que seuls la compétence, la qualification, l’équilibre régionale suffisent pour être retenus. Des indignés soutiennent que l’intervention des élites pourrait peser d’un poids suffisant pour que les postes soient davantage occupés par les jeunes du Nord. Ils refusent que leurs élites participent par leur silence à la « marginalisation » de la jeunesse du Nord dans cette université. De ce fait, ils tendent la main à leurs élites pour « un sursaut collectif » en vue de défendre l’intérêt général de la région du Nord.
Les docteurs indignés appellent ainsi les élites à user de leurs prérogatives et de leur influence pour que le principe d’équité soit respecté dans le processus de recrutement à l’université de Garoua. Ils exhibent ainsi un combat qui semble être propre à toutes régions où certains ressortissants pensent qu’ils sont privilégiés dans les recrutements en raison du fait que l’université est construite dans leur région et d’abord pour leur région.




