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Scandale foncier à Olembé : les attributions de terrains dans le viseur de Paul Biya

La Présidence de la République demande la remise en cause de toutes les décisions ayant permis à des particuliers d’occuper…

La Présidence de la République demande la remise en cause de toutes les décisions ayant permis à des particuliers d’occuper des parcelles autour du Complexe sportif d’Olembé. Une affaire qui illustre une nouvelle fois les zones d’ombre du système foncier camerounais.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des litiges fonciers au Cameroun, la question de la gestion du patrimoine immobilier de l’État revient une fois de plus au premier plan. Depuis plusieurs années, les conflits liés à l’occupation, à l’attribution ou à la rétrocession des terres alimentent tensions sociales, procédures judiciaires et controverses administratives. Le phénomène touche aussi bien les zones rurales que les grandes agglomérations, où la pression foncière s’intensifie.
Le site du Complexe sportif d’Olembé, infrastructure emblématique construite pour accueillir de grandes compétitions internationales, n’échappe pas à cette réalité. Des occupations et des attributions contestées de parcelles situées dans l’emprise du domaine public ont récemment attiré l’attention des plus hautes autorités de l’État.
Dans une correspondance officielle datant du 09 mars 2026, le Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, a ainsi saisi le Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières au sujet de « l’envahissement du site du Complexe sportif d’Olembé ». Le document relaie les hautes instructions du Président de la République, demandant la remise en cause de toutes les décisions administratives ayant conduit à l’attribution ou à la rétrocession de parcelles relevant des dépendances de ce site à des particuliers.
Cette mesure vise à préserver l’intégrité foncière de cette infrastructure stratégique et à mettre un terme aux occupations jugées irrégulières. Elle s’inscrit dans une volonté plus large des pouvoirs publics de renforcer la discipline dans la gestion du domaine public et de limiter les dérives qui alimentent depuis longtemps les conflits fonciers dans le pays.

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