Face à la recrudescence des viols sur enfants, féminicides, kidnappings et vols d’enfants, le MINPROFF, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) et le Barreau du Cameroun ont engagé une concertation tripartite le 11 août 2026 à Yaoundé. Objectif : élaborer un Mémorandum d’Entente pour renforcer les mécanismes de protection de l’enfant, de la femme et de la famille.
L’urgence sociale dicte la réponse institutionnelle. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), la CDHC et le Barreau du Cameroun ont tenu une réunion de concertation tripartite le 11 août 2026 dans la salle de conférence du MINPROFF.
Présidée par le Secrétaire Général MOUSSA AOUDOU, la rencontre vise l’élaboration d’une Convention Tripartite pour la promotion et la protection des droits de l’enfant, de la femme et de la famille. « Comme vous le savez, le décret n°2012/638 du 21 décembre 2012 portant organisation du MINPROFF lui confie, entre autres, d’étudier et de proposer les mesures visant à la promotion et à la protection de la Femme, de la Famille et de l’enfant », a rappelé le Secrétaire Général en ouverture.
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La démarche intervient dans un contexte marqué par une hausse des faits divers graves. Les participants ont relevé la recrudescence de viols sur enfants, de kidnappings, de féminicides, d’infanticides et de vols d’enfants. Des réalités qui exigent une réponse coordonnée et plus efficace.
Cette initiative fait suite à la rencontre du 10 avril 2026 entre la Ministre Marie Thérèse ABENA ONDOA et le Président de la CDHC, James MOUANGUE KOBILA. Les deux institutions avaient alors convenu de renforcer les mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Au-delà des discours, il s’agit désormais de passer à l’action. La future convention entre le MINPROFF, la CDHC et le Barreau du Cameroun ambitionne d’intensifier la lutte contre ces violences.
L’idée est de mutualiser les expertises : le MINPROFF pour les politiques publiques et l’accompagnement, la CDHC pour la veille et la défense des droits fondamentaux, et le Barreau pour l’assistance judiciaire et la sensibilisation des justiciables.
« Une synergie s’impose pour protéger les plus vulnérables », ont convenu les parties.
En gestation, ce Mémorandum d’Entente devrait permettre une meilleure coordination sur le terrain et un accès facilité à la justice pour les victimes.




