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Yannick Bilong, la précision du regard et la discrétion du geste

Élu à la tête de la Société camerounaise d’ophtalmologie, le Pr Yannick Bilong incarne une génération de médecins à la…

Élu à la tête de la Société camerounaise d’ophtalmologie, le Pr Yannick Bilong incarne une génération de médecins à la fois rigoureux, visionnaires et profondément humains. Derrière le chercheur reconnu, se dessine le portrait d’un homme habité par sa vocation.

Le 28 février 2026, à l’issue de l’assemblée générale de la Société camerounaise d’ophtalmologie, un choix s’est imposé avec évidence : celui du Pr Yannick Bilong. Chef de service à l’hôpital de district de Mbalmayo, l’ophtalmologue accède à la présidence avec la sobriété qui le caractérise. Une consécration logique pour cet universitaire dont le parcours allie exigence scientifique et engagement silencieux.

Dans les couloirs de l’hôpital, sa silhouette est familière. Regard ailleurs, esprit en éveil, il donne parfois l’impression d’être distrait. Comme absorbé par des images que lui seul perçoit, il traverse les lieux sans toujours les voir. Mais cette apparente distraction cache une concentration hors du commun, tournée vers l’invisible : ces détails infimes qui, pour lui, racontent déjà une pathologie.

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Très tôt, le monde académique reconnaît cette acuité. En 2014, à Paris, il reçoit le prix de la Francophonie de la Société française d’ophtalmologie, récompensant le meilleur travail de recherche d’un jeune praticien étranger. Une distinction qui révèle, sans bruit, un talent déjà mûr.

Car Yannick Bilong est aussi un pionnier. Il fait partie de ceux qui ont su regarder la drépanocytose autrement. Là où beaucoup voyaient une maladie du sang, lui en traque les conséquences sur la rétine. Il documente, analyse, alerte. Son travail contribue à mieux comprendre les atteintes oculaires de cette pathologie répandue au Cameroun. En 2020, son admission au concours d’agrégation du CAMES vient consacrer ce parcours exigeant.

Mais l’essentiel est ailleurs. Dans son rapport aux patients. À Mbalmayo, on se souvient d’un médecin disponible, attentif aux plus vulnérables. Un enfant ignoré, une vieille dame arrivée sans rendez-vous : il prend le temps. Toujours. Chez lui, la compétence n’éclipse jamais l’écoute.

Aujourd’hui, à la tête de la Société camerounaise d’ophtalmologie, il porte une ambition claire : rendre les soins visuels plus accessibles, renforcer le dépistage, anticiper les défis. Une vision à son image, précise et humaine. Car Yannick Bilong ne se contente pas de voir : il comprend, et surtout, il éclaire.

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