Le chef du gouvernement a fixé l’exigence au cours d’une réunion interministérielle qu’il a présidée à Yaoundé le 25 février dernier. L’annonce suscite des réactions au sein de l’opinion.
Au terme de la rencontre interministérielle tenue à l’Immeuble Etoile il y a deux jours, le Premier ministre veut faire changer en urgence la physionomie de la ville de Yaoundé. Pour cela, Joseph Dion Ngute a donné une semaine aux ministres, maire de la ville, maires des communes d’arrondissements et autres acteurs. Le délai est celui de la présentation d’un plan spécial d’assainissement de la ville. Suie à la présentation de ce plan, ls différents acteurs doivent engager des travaux non-stop. Ils aideront à débarrasser la capitale politique des tas d’immondices, à fermer les nids de poule, à restaurer l’éclairage public.
Au sein de l’opinion, l’annonce de cette mesure suscite des réactions. Peu de personnes semblent y trouver un intérêt particulier. Pour la plupart, c’est du déjà entendu. Le Premier ministre a déjà présidé une autre rencontre à ce sujet. Joseph Dion Ngute a déjà donné des instructions il y a quelques mois pour mener des travaux similaires dans la ville.
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Mais, après une certaine agitation constatée dans les rues et quartiers, la ville a revêtu son visage hideux. Il fallait que l’élection présidentielle s’annonce pour que la ville de Yaoundé change de physionomie. Pour certains, ce n’est qu’un discours de campagne à quelques mois du scrutin. Car, pour eux, des tas d’immondices ne datent pas de 2025. Le problème date de depuis longtemps. Des acteurs ont de la peine à trouver la solution. Des habitants pointent un doigt accusateur sur le maire de la ville entre autres. Luc Messi Atangana rassure que pour des tas d’immondices, la Communauté urbaine de Yaoundé engage des acteurs. Des accords sont en cours et les travaux débutent bientôt.