Ils sont soupçonnés d’avoir abandonné leurs postes et quitté le pays pour trouver mieux ailleurs.
Le gouvernement du Cameroun intensifie la chasse aux personnels de l’Etat absents de leurs postes et qui continuent de percevoir leurs salaires. Une opération menée par le ministère des Finances en collaboration avec les Aéroports du Cameroun (ADC) a conduit au recensement de 3 442 personnels enseignants relevant du ministère des Enseignements secondaires. Ils sont identifiés comme des fonctionnaires ayant effectué un voyage hors du pays pendant ces dernières années.
Pour s’assurer qu’ils sont partis pour rester à l’étranger, la ministre des Enseignants secondaires, Pauline Nalova Lyonga, somme ces derniers de se présenter à la porte 507 de l’immeuble abritant ses services munis des pièces justificatives. Au-delà du délai de 14 jours à compter du 23 février 2026, « les intéressés seront purement et simplement retirés du fichier solde de l’Etat », prévient la ministre.
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Depuis quelques années, les autorités camerounaises pointent plusieurs absences ou désertion des postes dans les établissements scolaires et autres administrations. En janvier 2025, la Minesec publiait la liste de 1 226 enseignants ayant déserté leurs postes. Elle les sommait de justifier leur présence au risque d’être retirés des effectifs. Depuis 2023, environ 5 000 enseignants ont déserté leurs postes et le gouvernement a décidé de les retirer des effectifs. La situation perdure malgré les mesures prises pour limiter la fuite des cerveaux.
Parmi les raisons relevées à l’origine de cette désertion des postes figurent en bonne place les tensions récurrentes entre les enseignants et le gouvernement ainsi que le voyage pour le Canada à la recherche des meilleures conditions de vie et de travail.




