En visite apostolique au Cameroun depuis mercredi, le pape veut toucher le cœur des jeunes. Le souverain pontife plaide pour l’éducation, la formation et l’esprit d’entreprise des jeunes.
L’épanouissement de la jeunesse camerounaise et sa participation au développement du pays et de l’Église figurent parmi les priorités du pape Léon XIV. A Yaoundé où il a entamé sa visite apostolique de quatre jours, le successeur de saint Pierre a dévoilé l’un de ses désirs, celui de toucher le cœur des jeunes ‘’appelés à façonner y compris sur le plan politique, un monde plus juste’’. Mais qui, au Cameroun, font face au chômage, à l’exclusion, à la violence, aux frustrations. Alors que des personnes ayant servi le pays durant des dizaines d’années restent à leurs postes malgré leur âge avancé et la fatigue liée. Ce qui contraint certains jeunes à quitter le pays pour chercher les meilleures conditions de vie ailleurs à défaut de verser dans des fléaux sociaux comme la drogue et la prostitution.
Or, ‘’les jeunes camerounais représentent l’espérance du pays et de l’Église. Leur énergie et leur créativité sont des richesses inestimables’’. Cependant, ‘’lorsque le chômage et l’exclusion persistent, la frustration peut engendrer la violence’’, reconnait le pape. Des situations au Cameroun où les jeunes sont sur la scène pour revendiquer ou pour manifester peuvent ainsi trouver une explication dans les dérives qui les excluent ou les frustrent. Le pape recommande aux gouvernants d’investir dans l’éducation, dans la formation et dans l’esprit d’entreprise des jeunes’’. D’après lui, c’est un choix stratégique pour la paix. Cela permettra aussi de mettre fin à la fuite des talents vers d’autres pays du monde. ‘’C’est aussi le seul moyen de lutter contre les fléaux de la drogue, de la prostitution et de la torpeur qui dévastent trop de jeunes vies, de manière toujours plus dramatique’’, recommande le pape.
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Le souverain pontife fait une fixation sur la jeunesse à l’heure où des jeunes camerounais se livrent à la consommation de la drogue et d’autres stupéfiants en commettant des actes de violence et en se livrant à bien d’autres dérives. Ses recommandations s’ajoutent aux solutions déjà envisagées ou mises en œuvre par des autorités camerounaises mais qui peinent à porter des fruits.




