Malgré une capacité d’adaptation saluée, l’économie camerounaise montre des signes d’essoufflement. Entre ralentissement de la croissance et tensions sur les finances publiques, le FMI appelle à un resserrement rapide des politiques économiques.
Le Cameroun continue d’afficher une certaine solidité face aux chocs extérieurs, mais les équilibres restent précaires. En 2025, la croissance a ralenti à 3,1 %, freinée par les perturbations liées au cycle électoral. Pendant plusieurs semaines, les activités commerciales, les services et les investissements ont tourné au ralenti, révélant la vulnérabilité de l’économie aux tensions internes.
Dans le même temps, l’inflation a connu une accalmie, retombant à 3,4 % en moyenne annuelle, portée par une détente sur les prix alimentaires et du transport. Un signal encourageant, mais qui ne suffit pas à masquer la dégradation des finances publiques. Les premières estimations font état d’un déficit primaire hors pétrole de 2,6 % du PIB, bien au-delà de la cible initiale. En cause : des recettes fiscales décevantes et une progression mal maîtrisée des dépenses courantes.
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À moyen terme, les perspectives restent orientées positivement, avec une croissance attendue en reprise dès 2026. Mais cette trajectoire dépendra étroitement de la capacité des autorités à restaurer la discipline budgétaire. Le FMI insiste sur l’urgence d’améliorer la mobilisation des recettes et de rationaliser les dépenses afin de préserver la soutenabilité de la dette.
Dans un environnement international plus contraint, marqué par des taux d’intérêt élevés et des financements plus rares, les marges de manœuvre se réduisent. Le Cameroun devra donc arbitrer avec prudence pour consolider sa stabilité macroéconomique sans compromettre ses ambitions de développement.




