Le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun (C.O.R.E.C) adresse une lettre au souverain pontife pour dénoncer les mauvaises conditions de travail et de rémunération.
Les enseignants du privé par la voix du secrétaire général du C.O.R.E.C lèvent le ton contre l’Église catholique au Cameroun dans une correspondance adressée au pape Léon XIV. Ils dénoncent ‘’l’exploitation des travailleurs’’ par l’Église, un ‘’esclavage’’ dont ils sont victimes depuis les indépendances et que l’Église tolère. D’après eux, cette exploitation s’adosse sur un vide juridique et s’illustre par des rémunérations d’un niveau bas, frisant la honte et le mépris.
Le C.O.R.E.C s’indigne du ‘’péché originel du système’’ lié au fait que plus de 60 ans après l’indépendance du Cameroun, les conditions de travail et de rémunération ne sont pas définies et fixées par une convention collective. Le vide juridique qui entoure cette situation garantit une condition peu reluisante pour les enseignants du privé exerçant dans des établissements scolaires.
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Toujours selon le collectif, dans ces établissements, ‘’un enseignant débute sa carrière avec une somme avilissante de 23 080 FCFA par mois’’. Au niveau supérieur où exerce l’élite intellectuelle de la nation, pour ‘’un enseignant titulaire d’un doctorat PhD, le plafond absolu et indépassable en toute fin de carrière culmine à 141 870 francs FCFA’’. Par ailleurs, »les vacataires sont jetés à la rue sans solde pendant les congés’’, écrit le secrétaire général du collectif, Roland Assoack Etog.
Ainsi, le collectif se tourne vers la plus haute personnalité de l’Église catholique au monde pour lui demander de forcer, grâce à son autorité morale, la signature de la convention collective.



