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Cameroun : 30 ONG dressent le bilan des atteintes aux droits humains en 2025, année électorale

Plus de 700 morts et près de 1 500 arrestations, le bilan est consigné dans un rapport d’une centaine de…

Plus de 700 morts et près de 1 500 arrestations, le bilan est consigné dans un rapport d’une centaine de pages portant sur la situation des droits de l’homme en 2025. L’œuvre est celle d’une trentaine d’Ong dont ‘’Un Monde Avenir’’.

Le document composé de 10 parties dresse un tableau sombre de la situation des droits humains au Cameroun en 2025. Au cours de cette année ayant connu la toute dernière élection présidentielle organisée au pays, les Ong relèvent de nombreux cas de violation des droits de l’homme. En effet, en 2025, le Cameroun a connu une crise des droits de l’homme se manifestant par des violences post-électorales, la répression et les conflits persistants dans les régions du Nord-ouest du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord.

Les chiffres contenus dans le rapport indiquent la gravité de la situation. Au total le bilan présente 706 morts, 1494 arrestations, 27 cas d’agressions physiques et d’agressions psychologiques, 44 cas d’incendies et explosions répertoriés dans les régions en crise sécuritaire. Des cas de violation concernent aussi bien les droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels, les violences basées sur le genre entre autres, résume le quotidien le Messager.

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Au lendemain de l’élection présidentielle, les manifestations qui se sont poursuivies jusqu’au soir de la publication des résultats ont été sanctionnées par des cas de privation de liberté.  D’après le rapport, 1000 personnes ont été arrêtées dans les 10 régions du pays au soir de la proclamation des résultats du scrutin. Certaines sont encore détenues à ce jour dont des dizaines de mineurs dans les prisons de New-Bell et de Ngoma dans la ville de Douala. Avant la publication des résultats, deux personnalités politiques ont été interpellées à Douala et déportées au secrétariat d’État à la Défense à Yaoundé où l’une, Anicet Ekane, atteint d’une maladie, est décédé.

Peu avant la tenue du scrutin, plusieurs autres cas d’atteinte aux droits humains ont été relevés. Il s’agit des restrictions des autorités imposées aux organisations de la société civile, en l’occurrence la fermeture en décembre 2024 du siège du Rédhac et maintenu fermé toute l’année 2025. C’est aussi le cas des restrictions sur les activités des acteurs politiques dont le président du MRC empêché de rencontrer les militants de son parti à Douala. Des condamnés du MRC après les violences post-électorales de 2018 et 2020 maintenus en détention, entre autres.

En plus de ces cas liés aux violences post-électorales, et aux restrictions avant les élections, les organisations ont répertorié des exactions dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord en crise. Des éléments de la secte Boko Haram ont opéré de nombreux enlèvements de civils avec des demandes de rançons, des incursions violentes, des pillages, des meurtres des civils et hommes en tenue. Dans la zone du Lac Tchad, 19 éléments des forces de défense et de sécurité ont été tués par des éléments de cette secte islamiste au mois de mars 2025.

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