Les États membres de la CEEAC ont adopté une feuille de route au Gabon pour l’alignement de leurs politiques agricoles sur les engagements de Kampala et validé une stratégie régionale destinée à réduire la dépendance de l’Afrique centrale aux importations de riz.
Libreville, la capitale gabonaise a accueilli du 16 au 18 juin 2026 un atelier stratégique consacré à la domestication du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) et à la validation de la Stratégie régionale de développement de la riziculture en Afrique centrale (SRDR-AC). À l’issue des travaux, les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont affiché une volonté commune de renforcer la transformation agricole régionale.
Soutenue par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), la rencontre a rassemblé experts gouvernementaux, institutions régionales, partenaires techniques et financiers, organisations de producteurs et représentants du secteur privé. Les échanges ont porté sur les nouvelles orientations du PDDAA pour la période 2026-2035, issues de la Déclaration de Kampala.
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Les participants ont insisté sur la nécessité de faire de l’agriculture un levier central de développement économique, de sécurité alimentaire et d’intégration régionale. Une feuille de route a ainsi été adoptée pour accompagner la transition des Plans nationaux d’investissement agricole vers une nouvelle génération de programmes alignés sur les engagements continentaux.
L’autre temps fort de la rencontre a été la validation technique de la SRDR-AC. Face à une forte dépendance aux importations de riz, les États entendent valoriser les importantes ressources agricoles de la région afin de développer une filière compétitive, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée.
Les participants ont appelé à une mobilisation rapide des financements pour passer de la planification à l’action. La CEEAC, avec l’appui de ses partenaires, devra désormais assurer la coordination régionale, le suivi des engagements et la mise en œuvre des projets structurants. Pour les États membres, le défi est désormais de transformer cette dynamique politique en résultats concrets au bénéfice des producteurs et des consommateurs d’Afrique centrale.



